‹ 1815 (volume 3)Chapitre 119 sur 226 · SKAX.K HOYAI.B l> I 1 1 • M A IIS · texte numérisé non relu

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fond du ni'iir les sentiments et les principes qui animent le roi. » Puis se tournant vers l'assemblée : <« — Nous jurons sur l'honneur de vivre et de mourir lidèles à notre roi et à la Charte constitutionnelle qui assure le bonheur des Français. » Le duc de Berry et le duc d'Orléans, et même le vieux prince de Coudé, l'ancien commandant des régiments d'émigrés, se levèrent à leur tour et dirent : Je le jure. Le roi tendit sa main au comte d'Artois qui la baisa, puis il lui ouvrit les bras. C'était la première fois que Monsieur daignait en public prononcer le mot : Charte: mais à cette heure d'enthousiasme, on crut à la sincérité de sa conversion. Os paroles, ces serments, l'accolade émouvante des deux frères provoquèrent de nouvelles acclamations qui ne s'arrêtèrent qu'après le dé pari du roi '.

Le président Lainé, ayant repris le fauteuil, prononça un long discours, d'une éloquence un peu déclamatoire, rempli d'éloges pour le roi et de lieux communs contre l'usurpateur. II termina par un appel à l'union et au patriotisme : « — (Jue les hommes de tous les partis, dit-il, oublient leurs ressentiments pour ne se souvenir que de leur qualité de Français. Nous réglerons nos différends après, mais aujourd'hui réunissons tous nos efforts contre l'ennemi commun1. » Kn décembre 181. M, alors que F Europe ameutée franchissait les Pyrénées, les Alpes et le Ithin. Lainé avait tenu un langage moins conciliant et moins patriotique1. Mais pour Lainé, l'ennemi ce n'était pas l'habit rouge », le Cosaque, le Prussien. L'ennemi, c'était Napoléon.

I. l/om>«r, 17 mors. [»u> • «rorloan*. >». Vitn.ll.-*. II. 3H. Chateaubriand. VI, tû".

l. Moniteur. 17 mars.

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L'appui dos libéraux, dont le néo-royalisme s'était manifesté à la première nouvelle du débarquement de Napoléon, fortitiu la eause de Louis XVIII en y ralliant toute la bourgeoisie. Mais ee n'était là qu'une l'orée morale, un appui purement théorique. S'illusionnant sur les qualités d'action des elasses moyennes, le roi erut à la toute puissance de leur concours et s'efforça de I»' conserver, L'emploi fréquent du mot: Charte dans ses ordonnances, la séance royale, le discours qu'il y prononça furent autant de gages donnés au parti libéral. Mais en même temps, dans la crainte d'inspirer des soupçons sur sa constitutionnalité. il se défendit de faire appel au dévouement plus actif, quoique sans doute non moins inefficace, des royalistes de tradition. (Test ainsi que le duc de Bourbon fut envoyé à Angers sans instructions précises et sans pouvoirs définis1, et que d'Autiebamp ayant proposé le H mars de soulever l'Anjou et le Haut-Poitou. Clarko lui répondit : « Vous devez seulement former douze bataillons composés par moitié d'anciens royalistes et d'autres sujets du roi. et commandés par le plus d'officiers possible ayant servi dans les troupes de ligne. On maintiendra dansées bataillons, qui prendront le nom de bataillons nationaux de Maine-et-Loire, la plus stricte discipline: autrement, ils feraient plu* de mal que de bien à la cause du roi ;. - Louis XVIII et ses ministres redoutaient l'effet que pourraient produire sur l'opinion non

l. Vitr«ll«is. II. I» Anti. h.unp. Camp. ./-• Wndf.i.x. Arriva le U mars a Auï«t>. I.» <lu<- <1»> IlourtK.ri n<* nvnl .pi.- le M pouvoirs 6f

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