‹ 1815 (volume 3)Chapitre 122 sur 226 · I NI · texte numérisé non relu

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Flahaut. Fxelmans et flix-sept autres personnages suspects de bonapartisme militant ou d'affiliation à la conspiration du Nord *.

I.c lendemain, Mi mars, à dix heures du malin. Bourrionno envoya l'inspecteur Fondras et ses agents à l'hôtel do Fouch^, rue d'Artois. Le duc d'Otrant»* ne se troubla point. Il reçut Fondras dans son salon, lut l'ordre d'arrestation et dit : « — Ce mandat n'est pas régulier. Je vais protester. » Fouché imposait aux gens de police autant que Napoléon à se* grenadiers. Ils le laisseront entrer, sans le suivre, dans son cabinet de travail. Fouché descendit dans le jardin par un escalier dérobé, appliqua nie échelle contre le mur du jardin voisin, dépendant «i l'hôtel de la reine llorlense, jrajjna la rue et alla « réfugier chez l'un de ses amis, un ancien orat<«ri. r nommé (iaillard. qu'il avait fait nommer na^i;- conseillera la cour de Paris2.

Hourrienne, qui estimait que l'emprisonnement vin^l-einq personnes ne changerait rien à l'état 1 choses et pourrait amener des représailles apr— retour de l'empereur, ne voulait pas ces an — tatious. (l'était pour ne point paraître dé< <-î*

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LA HOYAl'TÉ U X ABOIS

trop ouvertement aux ordres du roi qu'il s'était mis en mesure d'arrêter Fouché, porté le premier sur la liste. Le coup manqué, il s'en tint là. Ni Davout, ni Kovigo, ni Exelmans, ni aucun autre ne fut l'objet des poursuites de la police. On se contenta de les surveiller *. Au demeurant, ils se tinrent tout à fait tranquilles et la plupart môme se cachèrent. On ne les revit que le 20 mars. Carnot, quoique non porté sur la liste de M. de Blacas, craignait d'être arrêté ; il quitta la rue Saint-Louis et trouva chez un ami un asile dont il ne sortit qu'après le départ du roi. Lavallette se réfugia dans les communs de l'hôtel de la reine llortense qui, elle-même, était allée habiter secrètement chez une vieille créole de la Martinique'.

A la séance rovale, Louis XVIII avait fait couler des larmes en déclarant qu'il mourrait pour la défense de son peuple ; mais la veille de cette cérémonie, il avait répondu au duc «l'Orléans, qui lui demandait ce qu'il ferait au cas où Bonaparte arriverait aux portes de Paris: « — Il ne faut pas seulement faire cetle supposition-là !*» La question, cependant.se posait et s'imposait, et au défaut du roi qui aiïectait une complète sécurité pour cacher sa détermination bien arrêtée de gagner la frontière à l'approche de Napoléon, chaque membre du conseil présentait son projet. Yitrolles voulait que le roi se retirât à La Hochelle avec les ministres, |<«s deux chambres, la maison militaire, toute l'artillerie de Yinccnncs et les munitions nécessaires et cinquante ou soixante millions que le trésor et la liste civile pourraient farilement réaliser. A La Rochelle, disait-il. une ordoii-

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