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Los nécessités budgétaires qui avaient fait réduire l'effectif de l'armée contraignirent Louis XVIII à maintenir les droits réunis. Pendant la guerre, 1rs manifestes royalistes en avaient solennellement promis la suppression, et au mois d'avril, quand le comte d'Artois avait arrêté que jusqu'à nouvel ordre on continuerait à les percevoir, des troubles s'étaient produits dans plusieurs départements. La proclamation du roi du 10 mai, confirmant l'ordonnance du comte d'Artois du 20 avril, perturba toute la France. Pendant six mois et plus, il y eut des mouvements séditieux en Gascogne comme en Normandie, en Vendée comme en Provence, en Touraine comme en Alsace. Dans les villages du Lot et du Lot-et-Garonne, où certains maires n'osèrent même pas publier l'ordonnance royale, on sonnait le tocsin à l'arrivée des préposés et la foule s'ameutait contre eux. A Rennes, le peuple pilla la maison du receveur; à Gahors, l'octroi fut incendié. A ('ha lon-su r-Saône, la foule lit un feu de joie avec les archives de la régie. A Thiers. à Rcmircmont. à Chailans, à Tarbes, des agents du lise furent grièvement blessés. Le préfet de rAveyron annonça la veille de la grande foire d'Asprières que vingt gendarmes soutiendraient les préposés ; mais ceux-ci étaient tellement effrayés par les menaces qu'ils ne se présentèrent pas.» La gendarmerie était impuissante à protéger les employés de la régie. Il fallut de la troupe : cent dragons pour Saint-Ihé, pour Angouléme un bataillon, pour Limoges un régiment entier'.
<. Lettres» des préfets aux minisires de l'intérieur et des finances. Juindoi rmlire isU. (Arrh.nat. F'» 5* *-:>»!».) rot te volumineuse correspondance ,