Meneval. Mfh»., II. Ji5-3S
i. .Utgrmem Zettmng. il mars. Rapport de Vienne *. d. (postérieur au * avril-. Note d'un officier revenant de Sibérie. 27 mars. Rapports do* commandant» d*» Lonjrwy. du Ouesnoy, de Maut>euffe. 1 et 7 avril et H mai. Rap|N>rt .1e Saint-Amant. 15 avril. Note de Cbambery. ti mars. I>e*saix Ravout, Lyon. M mars. (Arcb. Guerre j Rapport de l>re»de. M mars. Note de deux atlachm portugais, Strasbourg. * avril. Rapport du barun de Sabla, l'art», Il mal. (Areti. nat. AK. IV. tow. ci AK. IV. vu*.)
a. Caraman à Talleyrand. Berlin, il mar* et <o avril. fArvh. AfT. etr.. Pru*«*<\ 1)3.) Amcil a Gruudlcr, Mr/i'-r»**. m avril. (Arch. Guerrr.) Rap|M>rl d'un voyageur, Pans, U avril. lettre de Retbniann, llunmirue. 13 a\nl [\r>h. nat K. 7. 377*. et AK. IV. 1937.) - . Letranffer, écrit Relbmann. est pénètre du petit au grand «le l'idée qu« l'existence fie Napoléon sur le trône de France e*t incompatible avec la tranquillité de l'Kurop«\ Il famlra de* ann«v* pour déraciner cette idée Le souvenir de la domination burmlianlr qu'a aubie l'Allemagne pendant dix ann y a développé un esprit national devant lequel toute* le» petite» jalousie* federatues disparaissent... La •ruerre est inévitable. •
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claration du Congrès, le manifeste mystique du roi «le Prusse, les proclamations gallophages de Justus t trimer', en les accompagnant d'effroyables menaces et de lourdes invectives contre la France. Du Khin à l'Oder, tout le pays retentissait des aboiements de la presse tudesque : « Les Français s'imaginent ne pas avoir été vaincus, il faut leur donner la conviction qu'ils le sont. Ce n'est qu'en leur otanl pour un siècle l'envie «le faire fortune par la guerre qu'on empêchera ce peuple turbulent d'inquiéter ses voisins. ■ — < Nous avons eu tort de ménager les Français. Nous aurions dû les exterminer tous. Oui. il faut exterminer cette bande de TiOO.OOO brigands. Il faut faire plus : il faut mettre hors la loi le peuple français. » — « Cette fois, il faut partager la France... Le monde ne peut rester en paix tant qu'il existera un peuple français. Changeons-le en peuples de Neustrie. de Bourgogne, d'Aquitaine. » — «< Point de traiter, avec les Français. La proscription prononcée par le congrès contre le chef devra s'étendre à toute la nation. (I faut les exterminer, les tuer comme des chien* enragés*. »»
Avec plus d'habileté, les journaux anglais séparaient la cause de la France de celle de Buonaftarti-
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l/OPl.MO.N ES KlliOI'E
et donnaient les misons qui imposaient la guerre. « N'avons-nous donc aucun intérêt, disait le Sun, au repos de l'Europe ni au sort de la France ? Pouvons-nous rester tranquilles quand la maison de notn» voisin brûle? Le bonheur de tous les peuples tient au trône des Bourbons. » — «< Si les malheurs attachés à l'usurpation du Corse sanguinaire, disait le Times, atteignaient seulement ceux qui se sont mis bassement sous son joug, nous pourrions désirer que I on abandonnât ces misérables aux calamités qu'ils ont si bien méritées. Mais le but pour lequel ses compagnons de scélératesse ont appelé ce brigand, ce monstre chargé de tant de crimes et d'horreurs, est le pillage de l'Europe. .» Le Moming Post, YEvening Star X Observer M Courrier tenaient le même langage».
Au milieu île ce déchaînement un seul journal, le Moming Chronicle, osa prendre la défense de Napoléon et réclamer pour la France le droit d'avoir le gouvernement qu'elle voulait : « Napoléon a reconquis en quinze jours le troue dont il n'avait pu être renversé par toute l'Europe qu'après un si grand nombre d'années. Il n'est rien de pareil dans l'histoire.... L'attention du Parlement sera certainement attirée par la politique condamnable qui tend à renouveler la guerre. Il n'est d'aucune importance qu'un Bonaparte ou un Bourbon soit sur le troue de France*. »
I. Sun. i: mars. T>>»$i.ii mars MX to. is tn. îi mai. etc.). Eromng Stot, m mm. Mormu.j Pou, it mai. UU-rr„ -, n mai. tourner, e* avril. » tt io mai.
i. Moming ChronirU, i: et ts mars. 1" mai; .-f. M. S*, il mars, a, li, a. 2*. i*> mai. r\c, el<\ — V..iri encore d- curieux extraits dV «e journal • Bonaparte se fait Itvs peu trarder Il donne p«>ur raison que Louis Wlll ayant »ir U»t * U U< »-r- , il «-si d<-<id«' à savoir lequ«-I «l«-> «l>n\ »M
le véritable Itfir*-. » — « Ouestioiis a lord Ca*tlerea»:ti : Le Irait*' <1«- Y ••nlamc Meau a-t-il rit- fidèlement en-rute |>ar le» Allie* r A-t-<m paye a Bonaparte et à sa fa m il le un»' |»art quelronque «le la |>crisiun <|ui leur a\ ait rte garantie: Ya-t-on pa* eu I»' projet <!»• le déporter '. » — • Ixrs paln>»le* antflair» pensent que «• «>t m»ins contre Bonaparte que contre IVxprit «le |il*rte que s'unissent les potentat» «lu continent. .
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Dans le Parlement, la politique de non-intervention eut aussi d'ardents défenseurs parmi les pairs et les députés que Dudley appelait « les whigs napoléonistes » et qui regardaient Bonaparte comme l'héritier de la Révolution et le gardien des principes d'égalité. Dès le 16 mars, Whitbrcad, un des leaders du parti, avait protesté d'avance contre toute mesure qui pourrait impliquer l'Angleterre dans la guerre civile « commencée sans doute en France ». Le 3 avril, il déclara que le manifeste des Puissances, du 1 3 mars, devait être apocryphe puisque l'on y sanctionnait la doctrine de l'assassinat. « — Pour l'honneur de mon pays, s'écria-t-il, j'espère qu'aucun Anglais n'a signé une pareille pièce. » Quelques jours plus tard, de graves débats s'engagèrent au sujet du Message par lequel le prince régent informait le Parlement qu'il avait donné des ordres de mobilisation et qu'il était entré en communication avec les alliés de l'Angleterre pour garantir la sécurité européenne. A la Chambre des Lords, le marquis de Lansdown, le marquis de Wellesley, frère de Wellington, lord Stanhope dénoncèrent ces menaces de guerre comme une atteinte à la liberté des peuples. A la Chambre des Communes, les whigs parlèrent au nom du même principe. « — Il est impossible de justifier cette guerre, dit sir Francis Burdctt. L'honorable lord Castlercagh appelle le débarquement de Bonaparte : une invasion ! A-t-on jamais vu trente millions d'Ames envahies par un seul homme? Bonaparte a été reçu, comme un libérateur. Le peuple français déteste l'ancien ordre de choses: il craignait de le voir rétablir par un roi qui se disposait à violer ses engagements. Les Bourbons ont perdu le trône par leurs propres fautes. Ce serait une mesure monstrueuse de faire la guerre à une nation pour lui im