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LE Cl LTE DE .NAPOLÉON 55
l'ordinaire, par dos danses et des feux do joie Li^ 2;> août, jour do la saint Louis, la musique de la garde nationale de IVrigueux refuse de jouer au Te Deum. A Tournus, on bris»» réeusson royal qui décore le balcon de l'Hôtel de Ville. Dans l'Isère, les paysans contraignent des gendarmes, qui d'ailleurs ne résistent que pour la forme, à crier avec eux: Vive l'empereur! A Saint-llrieuc, une bande de forcenés envahit l'église au milieu de l'office en proférant ce même cri. A Auxerre. la foule promène un mannequin représentant Louis XVIII, affublé «l'une jupe de femme
On colporte des chansons bonapartistes. Il circuit» tles médailles, des pièces de monnaie à la double effigie de Napoléon et de Marie-Louise portant au revers : « Courage et espérance »>. D'autres représentent une aigle endormie avant en exergue: « Elle se réveillera! •> D'autres, un lion sommeillant, avec cette légende : .« Le réveil sera terrible. »» L'architecte, chargé d'éleverà Calais la colonne comméniorative du débarquement de Louis XVIIL reçoit nue lettre anonyme où on lui conseille de faire cette colonne à roulettes, alin qu'elle puisse suivre le roi quand il partira de nouveau pour l'exil. On affiche des placards portant : m Amis «lu grand Napoléon, réjouissez-vous. Nous l'aurons sous peu de temps. Les royalistes tremblent. .» ■< Vive l'empereur! Il a été et il sera. - .< F rainais, réveillez-vous! Napoléon s'éveille 3. • Les
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Parmi pl.;. .«ni», il est « un» ux »le . itor c> lui < i qui fut ;ifll. ho a
paysans comme les ouvriers des villes croient au retour prochain de l'empereur, « qui est encore un Dieu pour bien des gens » *. Le bruit se répand le 12 juillet que Napoléon est en route; on dit qu'à Lyon, on a déjà quitté les cocardes blanches1. Un policier reproche à un marchand de tabac de n'avoir fait mettre qu'une légère couche de peinture sur les armes impériales qui décoraient sa boutique. « — Eh ! répond l'homme en riant, comme ça. j'aurai moins de peine à les rétablir *,. »
A coté des bonapartistes qui manifestent ouvertement leur opinion, qui parlent tout haut de Napoléon, qui annoncent sans cesse son retour, qui affichent des placards, qui chantent la Marseillaise, qui insultent les emblèmes royaux, qui crient : Vive l'empereur ! au défilé des troupes et à la barbe des policiers, à coté des bonapartistes militants, il y aies bonapartistes timides, les bonapartistes secrets, les bonapartistes mystiques. Il y a ceux qui pensent toujours à
Bourses, Rapport au roi sur la situation politique, 2» décembre. Arrh. Guerre.)
PIÈCE NOUVELLE AU BÉNÉFICE DE l'a.NGLETERKE
Dihe.tevr : Le Régent.
Phi mieu ic'n i: : Napolk<>n.
Jeisf l'hixiitR : Lk fiu.nce Ecorne.
Phi- mu" ut doi HLi'Kk : Le mt. de Behrt.
R6l> A MANTEAV : LOI IS XVIIt.
Son cosHi-ENT. Le i < j\ ki *si tu du roi n y. l'a pas encore thoi vi .)
Les tviuns : Fi hmnand IV et Ferdinand VU.
Les trait nEs : Marmont, Monce t
i t (lie.
Le niais : L'kmperii n d'Aetriche.
Phemier kigiiunt : Lkhoidk Phi sse
C'H-RS: SlIVANT l'aK.IF. A l'tU.
d'Klhe.