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LES ÉLECTIONS

de l'Acte constitutionnel. L'intérêt de la France nous a prescrit d adopter ce second parti. » Enfermé dans ce dilemme : constitution ou assemblée, Napoléon avait donné la constitution pour éviter l'assemblée, et après avoir donné la constitution, il se voyait forcé de convoquer rassemblée.

La Fayette daigna se déclarer satisfait dans une lettre adressée à Benjamin Constant1; mais si la plupart de ses amis politiques durent éprouver le même sentiment, ils n'eurent pas la franchise de le reconnaître. Les nouvelles concessions de l'empereur donnèrent bien peu «le su tirages de plus à l'Acte additionnel dont le vote, qui avait commencé, selon les départements, du 2li au 30 avril, dura jusqu'au mois de juin5. Les plébiscites de l'an VIII, île l'an X et de l'an XIII avaient réuni, chacun, de .{.(MO.OOo à .ViOO.000 votants3. Il y avait eu ainsi un grand nombre d'abstentions, car les citoyens actifs s'élevaient à plus de cinq millions. Fn 181.%, les abstentions furent tout autrement nombreuses. Beaucoup de royalistes et de libéraux ne voulurent point voter parce que tout en désapprouvant l'Acte additionnel ils en redoutaient néanmoins le rejet, qui eut pu entraîner Napoléon à reprendre la

!. . Oui. je suis trV-s entent, et j'aime a vous le dire, la ronvoeation immédiate d'une assomMee :ne paraissant roimnc a vous l'unique niojen i1<salut. • Lettre ù Ilenj. Constant, Lai: rature. :t mai. La Fayette. .l/^».. V. i — Si eonl'Mil qu'il fut. La Fayette n'en Ht pas moins des réserve-, «l.tus son vote sur l'.V'te additionnel : • Si je ne ni»' refuse pas u le signer, «-■•rî vit-il. e>st parée que je compte pour le réformer et l'amender sur l'Assemblée représentative .

i. ll'aprés le de«'re| du iî avril, les ret/t-Ures devaient être ouverl* deux jours après la rereption «lu lîull-tin <irt /.'>,* du il avril! et rester hiwvn pendant dix jours, mais une lettre du préfet •!«■ Borde.-mx du il' mai An h. nat. F. 7. 337M iwus apprend qu'a eelte date le vole n'elait pas encre «Ls dans la Ciironde.

J. Constitution d<- l'an VIII : i.<»ti,m>- votes approt.alifs : t.v-i vole* ne- {ralif*. — Consulat à \ie : l,..<;* lv, \„tes approkitifs : V"4 votes négatifs — Empire : :j.:>,it,«»;.i voles approkiiifs ; *.i >l voles négatif*.

dictature. Les paysans et les ouvriers n'allèrent point au scrutin parce que cette constitution, qui ne leur accordait aucun droit nouveau, les laissait indifférents et parce qu' <« ils ne tenaient pas à perdre une demi-journée de travail1 » pour prendre part à un vote dont le résultat leur importait si peu. Enfin, le vote étant nominatif, les timorés craignirent d'être com promis si les Alliés ramenaient une seconde fois Louis XVI II s.

Le dépouillement général, qui se Ht au Corps législatif, par les soins de cinq membres de chaque collège électoral, donna 1 ,")H2,.V>27 voles aflirmatifs et 1.802 votes négatifs \ (Juelques-uns des protestataires motivèrent leur vote. Louis de Kergolay rédigea cette profession de foi sur le registre ouvert à la préfecture de police : <« L'article (i7 qui prétend empêcher les Français d'exercer le droit qu'ils ont de proposer le rétablissement de la dynastie des Bourbons viole la liberté des citoyens. Je proteste contre cet article parce que je suis convaincu que le rétablissement de cette dynastie est le seul moyen «le rendre la liberté aux Français. >» l u publieiste de Bordeaux. Kdmond (iéraud, écrivit: « Attendu que personne, sauf le roi, n'a le droit «le donner «les lois au peuple français, attendu que cette nouvelle constitution est à la fois l'ouvrage de la révoltée! de

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