‹ 1815 (volume 3)Chapitre 195 sur 226 · LES ÉLECTIONS · texte numérisé non relu

LES ÉLECTIONS

L'empereur croyait de bonne foi rallier tonl le monde à lui par l'Acte additionnel', mais il ne garda pas deux jours cette illusion. Le 2*» avril, il dit en recevant Benjamin Constant à l'Elysée: « — Eh bien! la eonstitution ne réussit pas. » Le nouveau conseiller d'Etat1 ne fut point troublé : « — Sire, c'est qu'on n'y croit guère. Eaites-v croire en l'exécutant. — Sans qu'elle soit acceptée! Ils diront que je me moque du peuple. — (juand le peuple verra qu'il est libre, qu'il a des représentants, que vous déposez la dictature, il sentira bien que ce n'est pas si' moquer «le lui. » L'empereur rétléebil un instant : « — Au fond, reprit-il, il y a là un avantage : en me voyant agir ainsi, ou me croira plus sur de ma force. L'est bon à prouver'. >►

Mais si désireux qu'il se prétendit de « prouver sa force »» en abdiquant tout pouvoir effectif. Napoléon hésita cependant plusieurs juins à faire élire une assemblée. La convocation des députés était

OafTarelll, signalent seulement le mécontentement que «'.'inscrit le* arli'le* relatifs à la pairie héréditaire. Or. si le* préfets et le* poli, iers ne disent rien ou presque rien de [ effet de la nouvelle constitution sur l'e*prit puldie, «•'«'nI que cet effet fut a peu près nul. car ils ne manquent pas de rH.iler le* moindre* fluctuation* de l'opinion et d'eu •t<inner le* muse*. Ainsi phi* •te vinift cinq rnp|»ort* du * au 15 mai signalent l'impression détail mise produite sur l'opinion parla !»<■< la ration du r»>i «lu 13 avril, portant que les Allie* ne feront la guerre qu'aux «.enls partisan* de Itonaparte. Ouant aux inquiétude* et au meemilenleim ni pn.\..ques par le* ninn. es de iruerreet le* levée* d'homme1*, à l"aetion néfaste de* maire* r»>ah«te>. a la tiédeur de* fonctionnaire*, ce *otit de* centaine* el de* centaine» de f.-i-

que .es chose* si.nt signalée*.

I. Fleury de f.hal><>ulon, V> m., II. 7 1 — L'empereur avait même r«* «litre une pr. h-|.< tu il i-.n aux Français pour se féliciter avec eux île >-e Kiand a. |p. Il •!. .un a l'ordre de la Lrùler.

i. Itenjamin Constant fut nomme . .-n-eiller d'KUit par décret du i1» avril ( .V'tmteur, il avril;.

i Ik-njamin trustant. 1/V». . II. Ti.

le viru ardent du parti libéral, car il v voyait la garantie de la nouvelle constitution. <■ la puissance de la (Ihambro étant telle qu elle rendait inip"-**ibl'toute tentative île retour au despotisme 1 ■•. Ju^jn .( la reunion de l'Assemblée, au contraire et atiriiti délai n'était fixe dans l'Acte additionnel pour le* ••[*•*-lions législatives,- la Kenjamine •> pouvait r»^V r lettre morte. r!>pérant que cette dernière e««iie.— m ; ferait tomber toutes les défiances et désarmerait I- opposants. J.xeph et les plus devinés servit. nr* drempeivur. ceux en qui il avait la plu* «t.: - cm'iauce. 1 Yn^ucrent à C'-nv'-qm-r !--s e clivi r.m\ ? ; .;::e*-un*. dit— n. l'-n s. :î:-.; • p«.v^:;ie. iv - ' .. \xiA de d r.:> r énr - P'iiv.'a':> d T.:>î îe ; ■> :;t à c- :\> ■-. »

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