M- S ÉLECTIONS
la tyrannie, je dis : Non. » l'n sieur Devire, domicilié 18 nie Blanche, protesta en ces termes: « Je vote contre l'Acte additionnel parce (pie la liberté donnée par Buonaparte est une plaisanterie, l'égalité de ses sujets celle des hilotes et des forçats, sa légitimité une mystification de saltimbanque. Je propose à la France, <pii a besoin d'un souverain qui monte bien à cheval. Franeoni et sa dynastie*. » La liberté du vote comportait la liberté de l'injure.
Les élections législatives ne furent point favorables à Napoléon. Les collèges électoraux, cependant, étaient encore ceux de l'Empire, mais ils avaient été élus à une époque où l'inlluence administrative, toute puissante, s'exerçait dans le sens des idées contre-révolutionnaires. Les royalistes ralliés, les propriétaires, les magistrats, les riches industriels, les commerçants notables, enfin tous ceux cpii, avec une ran* impertinence pour les autres Français, s'appelaient « les honnêtes gens »> et que l'on a appelés plus lard les conservateurs, les composaient en très grande majorité. Le pouvoir électoral appartenait ainsi aux classes chez lesquelles l'empereur avait le moins de partisans. Avec le suffrage universel, il en eût été tout autrement. A la fin d'avril, quand Napoléon s était résigné à convoquer les chambres, il voulut réunir les assemblées primaires pour procéder au complètement des collèges électoraux où il y avait de nombreuses vacances. Il espérait y introduire un certain nombre d'hommes nouveaux. Mais sur l'observation de Carnol que la loi exigeait un délai d'un mois pour la réunion des assemblées primaires, il
f. Motif dit vole niiintif de /Amit-Florian-l'aul de Krrtjohvj. Paris, 2» avril m... m a- Non < onl'-at <ï«v»ur inscrit sa prol»*sinlii»n sur l<- re^istn» votes. Kt-riMlay h fit. omit mi voit, imprimer eu hrochun-.. <i«*rauii, Journal ultime, 1 1 5. Journal da /.y* , n* 10.
tvnonca » cotte idée '. Dos avertissements furent „s.h vsses à l'empereur et à Carnot sur los «lancers qu'il \ «ni mit à laisser nommer los députés par los collèges électoraux actuels qui étaient on opposition avoo Comprit «lu pays*. On passa outro à ces conseils. Au reste, los craintes quo los royalistes no dominassent dans 1rs collèges no so réalisèrent point. (.i race à leur mlliioncc locale, ils avaient réussi, comme ou l'a vu. a m» faire réélire maires ou à faire nommer à leur place leurs fermiers et autres gens à eux'. Mais il> sentirent que l'opinion «les collèges électoraux étant nettement hostile aux hommes de l'ancien régime, aucun do leurs candidats n'obtiendrait la majorité. I\n général, ils ne parurent pas dans les assemblées, et le petit nombre do ceux qui s'y présentèrent donnèrent leurs voix ados libéraux, à îles républicains. \oire mémo à des régicides, afin de faire échouer les candidats de l'empereur. Presque partout. Ie> libéraux de toute nuance restèrent ainsi niait r»*> du scrutin, n avant contre eux que quelques di^sj. dents bonapartistes de la bourgeoisie, et los légionnaires quo l'empereur venait «le rétablir dans leurs droits électoraux, à raison de 2.% par collège do département et de M) par collège d arrondis-»nient \
La Fayette et Lanjuinais furent élus, le premier dans Seine-et-Marne, le second dans la Seine, à la presque unanimité. Ils représentaient cxactcim-nt l'opinion de la plupart des coll.-ges el.'ct .r.iuv. Tous tes députés qui s'étaient t'ait remarquer d.n.-
i l **, **s i ww < . - «- - . - } « r . * si*. * -