‹ 1815 (volume 3)Chapitre 217 sur 226 · I. Moniteur, li et U juin. Thibaudrau, X, SMV · texte numérisé non relu

I. Moniteur, li et U juin. Thibaudrau, X, SMV

1 Moniteur, I j juin.

\. Klfîury île C.h;inoulon, Atem., II. Un.

L'OPINION A LA VEILLE DE LA lil'EKRE 619

bu ne : « La patrie et l'empereur son! inséparables. La Franee sera sauvée par Napoléon1. » Mais la grande majorité des représentants ne pensait pas ainsi. La Chambre pensait que la France serail sauvée par la Chambre.

« L'empereur, écrivait Barante le 10 juin, a contre lui l'Europe et la France'. »» C'était une façon de parler. Même dans la période; la plus troublée de ce régne éphémère, du 5 avril au 25 mai, le Dauphiué, le Lyonnais, la Franche-Comté, le Bourbonnais, le Nivernais, la Saintonge, le Béarn. la Bourgogne. l'Ile de France, la Champagne, la Lorraine, l'Alsace, la Basse- Bretagne — c'est-à-dire la moitié de la France — étaient restés bonapartistes, et depuis les derniers jours de mai, les mesures énergiques que le gouvernement avait enlin prises commençaient à imposer aux provinces hostiles. « Il serait bien temps, avait dit l'empereur, que la police ne laissAt pas prêcher la guerre civile impunément. Nous sommes environnés d'insurrections par suit*» de cette inconcevable faiblesse. Il faut que cela finisse1. >»

Désormais, la politique du laisse/.-faire parait abandonnée. Mes colonnes mobiles pourchassent les insoumis et les déserteurs4. Les lois de nivôse an IV et

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