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de brumaire an V, punissant de mort les tentatives d'embauchage et les provocations à la désertion, sont remises en vigueur !. Des commissions de haut*» police, composées d'un général de division, du préfet et du procureur général, sont établies à Toulon, à Montpellier, à Toulouse, à Bordeaux, à Hennés, à Bouenet à Lille. A Lille, où l'énergique Allix préside la commission, une centaine d'agitateurs, d'espions et d'embaucheurs sont arrêtés du 2 au 1 i juin *. Par décision du 24 mai, un grand nombre de préfets et de sous-préfets sont destitués ou déplacés'. Le parquet poursuit l'auteur et l'imprimeur de la brochure le Cri d'alarme. La police arrête la dame do Launay, ex-lingère de lu maison du roi. qui colporte le Journal du Lys*. Le général Lemarrois proclama l'état de siège au Havre5. Le général tîilly réprime les séditions du Gard, de la Lozère, de l'Aveyron et de l'Hérault*. A Bordeaux, Clausel, qui s'est montré d'abord irrésolu et temporisateur, publie un ordre du jour menaçant contre les séditieux7. Dès son arrivée à Toulouse, le général Decaen révoque les fonctionnaires suspects, organise les fédérés, multiplie les ci donnes mobiles, ordonne des arrestations, terrorise les royalistes8. Cédant enfin aux conseils et aux objurgations de Davout, le ma-