L'AN M V EU 8 AI HE DU 21 JANVIER
au passage du cortège. Sur le boulevard dos Italiens, un dos chevaux s'étant abattu, la foule se prit à rire. Le duc d'Orléans, qui mit alors la tète à la portière de sa voiture, fut hué par un groupe «le royalistes en souvenir de son père, le régicide Philippe- Egalité. Hue du faubourg Saint-Denis, une draperie du char, qui était fort élevé, s'engagea dans un réverbère. On cria : A la lanterne! Les troupes qui faisaient la haie ne paraissaient pas plus émues. Quelques sohlats fredonnaient : Bon voyage, monsieur Dumollet 1 / A Saint-Denis, l'abbé de Boulogne, évèque de Troyes, prononça l'oraison funèbre. Il avait pris pour texte les paroles de David : Gardez-vous de le tuer, car qui pourra porter la main sur l'oint du Seigneur et tire sauvé? (On voit dans quel esprit d'apaisement était conçu le sermon.) La chaire évangélique retentit d'anathèmos et d'appels à la vengeance, si bien qu'au sortir de l'église, le maréchal Oudinot. qui avait tenu un des cordons du poêle, dit tout haut : « —11 va falloir maintenant, par expiation, ihuis couper tous le cou les uns aux autres »
La nuit se passa sans événements. Rien ne vint confirmer les appréhensions d'une nouvelle Saiut-llarthclemy.qui couraient dans Paris depuis trois semaines. Naturellement, il se trouva îles gens pour déclarer que c'était l'attitude menaçante du peuple aux obsèques de la Haucourtqui avait intimidé les royalistes'.
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3 Happ. «le \H.iuv, fw. Arc h. nat. Y. 7. JM-» lia m-.-. .V > III. i»
A vrai dire, il est impossible de croire qu'un pareil projet ait jamais été sérieusement discuté, que 'on ait arrêté le plan d'un massacre et qu'on en ait fixé la date. Mais peut-on aflirmer que des rêves de vengeance ne hantaient pas certains fanatiques, que ceux-ci ne se communiquaient pas leurs idées, que des propositions dans ce sens ne furent pas soumises aux princes, qui les repoussèrent sans trop s'indigner? Peut-on affirmer, enfin, que quelques chenapans, pareils à Maubreuil. ne s'occupèrent pas de recruter des hommes prêts à toutes les besofOies prnir le jour où se présenterait l'occasion de les employer? Dans le Mémoire de Blacas. dans une lettre d'Alexandre au comte de lirimoard. il est question de projets sanguinaires agites aux Tuileries1. L'affaire «lu colonel Stevenot. accusé d'enrôlements clandestins, et dont l'arrestation fit tant de bruit au moi* de février, fut étouffée de crainte de révélations compromettantes*. On dressa des guet-apens
1. M'-ru'-ir-- de Plaças. Alexandre a Grimoard, Paris 20 novembre HU Arch. AfT. rtr.. o»5 et - Sur le Hem-in- de Waeas. Toir 1813
I,... tuAf...
i. M.-\,-ii 1. d'abord er.nimissairr de «ertioti à Tari:», fut condamne le i" *»'{.tfntf ta pr.nr *pnliati"n d'efT>ls, a 11 ans de fer avec exposition. Il kVvï.i.-i L ux an* [dus tard du ktirn»* d<* Pr*»st. t*nlra sous le nom de Hi h .rl .In > r-irm-r vnde»-nne <m il devint .'<don.«! et chevalier de Sain W Loni*. Itf-v.-rm a Parv» en l»H,il reprit, on ne sait |*>urquoi. son nom de î>t»:wn>-t. H rn qualité d'ancien o.'lonel. il si'lli -.-lia I»* crade di- marvchald.--ntnp < i, n-ii! porte *or la liste de* prr.p.sili"n< ne fut radie qu'au nv.is de mars, a pré» son arrestation.) En attendant, d sV»;oupn de recruter dan-)»-» >■;,} .<rrt« df* volontaires pour une leciun ro\ale. • destine»*. disaitil a s'..j.;..-.-r :nu ma<-hinaln>ni» ..unii»-* par l-s ;;». «.[. ms cl les twmapartislf* •. San1* p«*ut-*lrr avoir ronault»' la <*<»nr. Pandre \- fil arrêter le 5~> ftvrxr l».-> journaux tn»p pr»- «»>••<« annonceront r^tie am^tatii.n dp» le J*. c qui pr».d.n.it un- crande acilati"n. On *»• trouva fort enikarruse de <r prévenu, qui («retendait n'avoir aci que d'apre* !<••« ordr*»* du «-oint** d'Ar* toi*, du d'i' »*• IWry «i ri,. M d'I.s, .in* On p. n^ait dei.i a l'aid.-ra a'echftp- |«er quand on do<o„vnt que rr < «.|..n»d ••tait mti f-u r- >t .-va. le Il >-t atl facile d#»ie reint.-i'rer au l>ai*Ti<- «an* autre form* d« pr<- Kn nM. n l int qu'il fût statue «ur >• ri s.,rt. on I .-erma à la K».r.-.-. puis. |. * XVIII s»- disposant à
hiss.-r Paris :i \;ip..i.',,ri. ,,fl ].• mil en lit*' rte !•• I'» mars- Kn <l. < emhre
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