‹ 1815 (volume 3)Chapitre 36 sur 226 · L'ANNIVERSAIRE DU 21 JANVIER U · texte numérisé non relu

L'ANNIVERSAIRE DU 21 JANVIER U

contre le (hic de Bassano et contre Savary. Des gardes du corps assaillirent à coups de sabre, en plein jardin du Palais-Royal, le capitaine de gendarmerie Plusdorff parce qu'il avait coopéré, étant maréehal-deslogis, a l'arrestation du duc d'Enghien». Exelmans dénonça à Soult un complot de royalistes que Wellington avait, de son c<Mé, mentionné dans une lettre à lord Castlereagh V Enfin Carnot — Carnot qui n'était pas apparemment homme à s'efTrayer pour rien — resta debout et armé toute la nuit du 21 au 22 janvier. Hansonnet, l'avocat Descoutures et une dizaine d'officiers supérieurs en retraite ou à la demisolde, (jui s'étaient donné rendez-vous dans la maisonde la rue Saint-Louis, dont l'escalier fut barricadé, veillèrent avec lui. disposés a une défense énergique*. Tant d'indices et de témoignages prouvent que si ces craintes d'assassinats, propagées avec une persistance singulière parla rumeur publique, étaient fort exagérées pour la nuit même du 21 janvier, elles n'étaient point, d'une façon générale, tout à fait imaginaires.

Les tumultueuses obsèques de mademoiselle Raucourt et l'émotion provoquée par l'anniversaire du

bunaux. car il citerait Je nom des prince*. • On se décida donc h le gracier en JMT Douze an* plu* tard, sur la présentation de plusieurs pièce*, entre autres d'une l«*Uro du comte de la Fru^laye, ancien peueral vendéen, <|ui affirma que Ste\enot n'avait aui. en 1^1 et l ki s, <pi* «lapre* le* ordre» de* prince*, ce personnage fut solennellement réhabilite arrêt «le la enur du 14 juillet et, peu de jours âpre*, il fut admis à la retraite cmnme maréchal *le-eamp. (lissier de Stevenot. Arch. Guerre. Rapport» de police, 4 et « mars. Arch. nat. Y. 7. 37J«>..

1. Note de Katsano. (Krnouf, Varet, dued* Umtano. Ail .) Rovlfco. .1/ém., VII, Ml. Rapp. de |«>licc. 13 juillet 1*44 (Arch. nat. K. 7. Jî»o»i.

J Note sur Kxelni itu. l'">Mtr d'Kxclman*. Arch. tiuerre ï Wellington a t^astlerragh. Pan». r> dec. [Pup*te\§, XII. if Mar»vhal l.efrhvre a havout. f3 mar* < Ii t«» par Martel. M, lv5i: * ('codant dix m«.i* un a vécu hou* le (loipnard de* chouan*. •

i. LcUic» -te hev ,,ntun * a Sali Cariât, s. d. \f m c, n^t, ||, im.»

21 janvier n'avaient pas fait oublier l'affaire d'Exelmans. Un mémoire justificatif, rédigé par Comte en forme de réquisitoire contre Soult, venait de paraître dans le Censeur, dont un tirage à part se distribuait gratuitement chez le portier du général'. Le 25 janvier, onapprit qu'Kxclmans avait été acquitté à l'unanimité par le conseil de guerre, et qu'à la sortie de l'audience le peuple de Lille, qui passait cependant pour très royaliste, l avait porté en triomphe5. Cette nouvelle lit une grande sensation dans Paris et dans la France entière. L'opposition représenta l'arrêt du conseil de guerre comme « une victoire d'avantposte ». Le Censeur, le seul des journaux qui donna les plaidoiries, fut lu avec avidité. Les lettres de félicitations parvinrent par centaines à Exelmans et à Comte, son vigoureux défenseur. La duchesse de Ragusc, qui ne manquait aucune occasion d'afticher sou bonapartisme, se lit présenter le général Fressinet, autre conseil d'Kxelmans, et l'embrassa en plein salon *. Pour les royalistes, qui espéraient une condamnation sévère le «lue de Berry avait demandé au roi qu'il s'engageât à ne point faire grâce S, ils dissimulèrent leur confusion en faisant célébrer dans les journaux l'indépendance de la justice sous le descendant de saint Louis. « Au temps de Buona-

i . Itapp. de poli.v. 13 j.mv. fArch. nat. F. 7, 3739. i

t. liossicr d'hxelmans . Areh. Guerre.) Préfet du Nord à Beupnot, 27 janr. (An h. nat. K.7. 37i!M

Kxelmans comparut le a janvier devant le premier conseil de fruerre permanent de l;i !(>' .liviviuri militaire, pr-MU* par Dronet d'Erlon. Parmi lesjiiKes. il y avait ks l^iutihiv l>sl.- < t r» n t . r.-i • >ji . I.e rapporteur déclara qu'un seul de> cinq chrf~ i < u- iti>.ii. . Hni d»- .Itsol.cissarwe. lui paraissait dijrne de quelque attention ; en- «•«,ii'-hil-il >ur ce jh.iiiI. comme sur les quatre autres, a l'acquittement -lu k'.n- i «I. 3. Itapp. de police, ii. il. •»•» j uin ., s et ■. f.-v Ar« |i. nat. F. 7, 3730 ) A. f'rocès-verltaux du c*>usrtl «li s iniin>lr> s. i>, de.-. (Ar< h. nat. AK ' W) Le roi qui riait encore dan* sa pvriM.tr <l-'l«>ntiairr i-ep.mdil tn-s bi«n à l'ardent duc de Berry: — • Mon neveu, n ail- pas puis vit»- que la juslice. •

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