‹ 1815 (volume 3)Chapitre 51 sur 226 · Happ. du i f..\r. IH.V i An h. nat. F. 7. 3 73H · texte numérisé non relu

Happ. du i f..\r. IH.V i An h. nat. F. 7. 3 73H

MURAT ET KAPLE8

battant l'armé française. En manquant maintenant aux siens, le cabinet de Vienne eût mis le roi de Naples dans la situation vraiment pitoyable d'avoir trahi pour l'honneur.

Metlernich opposait donc le traité" du 11 janvier aux véhémentes représentations de Talleyrand. Vax vain, pour lever ses scrupules, celui-ci énonçait celte maxime, digne d'Kscobar, que « l'acte par lequel on garantit à quelqu'un ce qui n'est pas à lui est un acte nul », le ministre autrichien ne semblait pas se laisser ébranler1. Irrité de cette résistance, Talleyrand en arriva à écrire que Metternich défendait si vivement Murât par un regain d'amour pour sa femme Caroline Bonaparte, dont il avait été l'amant*. Metternich pensait bien a autre chose! S'il soutenait Murât, c'était uniquement pour sauvegarder les intérêts de l'Autriche. Dans l'éventualité d une guerre contre la Prusse et la Russie. l'Autriche avait du à peu près dégarnir l'Italie afin de concentrer toutes ses forces en Bohème et en (ialicie. Or l'Italie était mécontente, agitée, peuplée de conspirateurs qui, croyait-on, n'attendaient pour agir qu'un signal de Murât. Lui-même avait son armée prête à entrer en campagne. « Il connaissait, disait-il, les projets sinistres de certaines puissances, et il était déterminé à les prévenir en soulevant l'Italie et en se faisant proclamer chef de la confédération. Uuel que fût le résultat de sa prise d'armes, du moins il mourrait roi et l'épée à la main. » L'Autriche se trouvant ainsi exposée à deux attaques simultanées, au nord et au

1. Menmir»! de GtMitz. <Mett»*rnirh, II. Vf-». ?>«>!. T .)!!••> r.n 1 t Louis XVIII. 4 <wt., (< nov., i" nov.. I.s <!•*<-., I" frvr. 'onvi;i ,? -r Loin i XYltl.) {.{. In.^triHtioiis du rui ù ^«>n int >:i !•* au c>n^i. >. (An h. AIT. «-tr.,

2. TaU«-yran<l a l.<-uis XVIII. i"> nov. C <,t >,-tp. j,r--. tt. ■<■ t.f. I.'ttr» <1.- Vietici»» :ni <1»*p.irlom»'ii I . novembre IS14 (An li. Ail. eir . . M'" <!•• K.n.uvit. M- III, n.

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sud de smhi fin pi iv. Metternich cherchait à temporiser. Mais il espérait bien, lorsqu'il serait délivré de toute crainte du côté de la Russie, trouver quelque piv!e\!c pour rompre rimportun trait»'* avec Naples1.

I*e preîevte. Murât le fournit lui-même par l'envoi \\ une Sote mettant Taltevranden demeure de s'expliquer sur les intentions d*k U France à son égard, et M^riti&ut à Metternich qu'en cas «I»» guerre avec cette pu.v^te.vv. les !r napolitaines seraient forcées

\\ oi '»vr ^ '..:•/ -*s. Cette Note arriva mal à pro-

|o> |\i à .\ .«v i>î*, au milieu des débats sur la X*\o. o .% i\" ■'Autriche; à la fin de février

V »\*% - > , v»/t clos, Metternich riposta par «, x v n ■ , «. empereur, son maître, regarderait o . vtv .i vu te vicilation du territoire ita- * . r.u;»ïs des ordres furent donnés pour

.Miquaute mille hommes en Italie, • ». de passage à Paris, et le baron de

\ >».«u< luvotenienf en pourparlers avec

\ i v » \ujel d'une action commune contre \ » .«.i. >% ie roi transmit à Talleyrand la note

• * » outre-projet, en lui mandant d'avoir

la lixation d'une époque prochaine x . . . .i du plan concerté ». Si donc Mural . t Viptc», ses jours de royauté étaient

,t.i également menacé. « On montre , u » - / arrêtée d'éloigner Bonaparte de .i usait l'ai le yrand à Louis XVIII. Les

I I . ttiv ,U> Vi«-nn«* nu nVp.ni»'rn«*nt. novom- . i . .•Mii>.i>«.'i<i<'iirs au département, « nov. (T«l-

l.i • kt.itnl a l.iniix XVIII. i\ frvr. i ( orretp, prcrilec.) \> ' I» ri M l-vr. I...111S XVIII a Tîill.-vran.l. i \ » /// i.f. La lettre de Huflb, ministre de • . i \ i mu», in avril ihi:, (Arch. AIT. cir.. 68*). cl v • ' ■ ii ■ .'».'li.S i« ■mir, i5 fevr. {Ih*p*tck*, XII) : • Je

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