‹ 1815 (volume 3)Chapitre 52 sur 226 · PROJETS DE DÉPORTE» > A PO LÉO · texte numérisé non relu

PROJETS DE DÉPORTE» > A PO LÉO

uns proposaient de le transférer à Sainte-Lucie ou à Sainte-Hélène, les autres dans l'une des Aeorcs. On parlait partout de ce projet1. « L'excellente idée des Arores »>, selon le mot de Louis XVIII, avait l'assentiment de Castlereagh *, et sans nul doute celui de l'empereur d'Autriche qui avait été le premier à déplorer que son gendre ne fût pas envoyé « bien loin de l'Europe* ». Seul dans le congrès, le czar était peut-être disposé à prendre la défense de Napoléon, croyant à juste titre la Russie et les autres puissances engagées envers le vaincu par le traité de Fontainebleau. Encore Alexandre aurait cédé assez vite aux considérations d'intérêt général qui allaient être invoquées. Il semble, en tout cas, que l'enlèvement de Napoléon était subordonné à l'exécution du plan contre le roi de Naples. En même temps que l'on eût expulsé Murât ou eut fait le coup sur l'île d'Elbe. La prétendue connivence de Napoléon avec son beau-frère dans les conspirations italiennes eût servi de prétexte pour déchirer la seule page encore intacte du traité de Fontainebleau *.

I. Tallrvrand à L'»ui« XVIII. ta ...-t. - t 7 <le<\ Cf. l.Miiv XVMI â Talh->nmd

Il OCt. f.'orwp. de TaUryiwl a>>r Ijnmt XX III. \ Lettre de I>Up<>t>(, % cjct. yVori^f,. pre.ûtee. 7i. N. au .ointe Humouxtiers. Londres « deo. John Adye à s.» ffium»\ l'orto-Kerrajo, il janv. happ.d*- Mariollt. Livouru»-, 4 mi. Arrh. AIT tirant'.. 67* «i ! i. C'<rn<|i. an:i.u>»?. -J6 mi. Lettre d'AINn. i7 *tet. (Arrh. liât. F. 7. l '.w . Note de lord Liver|M.«d. ilh*pntch* of Wellim/ion, Sup ple/m tit, IX. vv>.i Dla. ns a Gistlereairh. 4 mars. iCasllerrairh. /y tiers and JhSfMttch*. II. : Ordre du Jour «h- liessoles. ( l/oni/ewr. 8 mars. > l.n r'avette.Jrrm. V, 44 ». Joseph de.Maislre à Vallaise, Saiul-l'eterstVmrir. i I fev. Cor V.)

S. Talleyrand à Louis XVIII. U o<i. Louis XVIII a Talleyrand. il oct. (Corrv*;* Talleyrand et »/•» /.oui* A" \ ///. i

j. Kr.-K.rois I" a M»-UiTmj.-Ii. Tn.ycs. 12 avril tsu: . ph'it à Im.u qu'on enviAàt Napoléon hien loin... A l'île d'EU<e, Nap<il<"»n rt>tv tr-p pi.-s .je ]a Kr.in.-e et de l'Eun.|x«. . Metternii h. .V«"m.. II, 47:». ï

4. Talleyrand à Louis XVIII. Vienne, 7 dec. (Co»-»v«/i. «.vp V V/// .

• ... 1 conclusion est : d faut s.- hâter de se deharra<ser 0. l'Ii-nime de l'Ile d 'KlheetdeMurnt. Mon opinion fructifie. .— Joseph de Maisir- a \ n I i.i i>#-. Saint-I'et.-ivl-.ur».'. il fev t( on-ey. V : « J'espère .pie la.n.-ur.te as-emMee aura pourvu (avant de >e >«-pnr»*r à la transport,! 1 1. n ;il»<duiii'-nt nécessaire de Napoléon. Il faut l'anéantir moralement. •

L'ordre du jour de I»es>oles aux tardes nntt..n.il.-s .1- r'rniv-e MAwiitewr.

Au congrès de Vienne, Talleyrand représenta la France avec une dignité qui touchait à la grandeur. « Il parle comme un ministre île Louis XIV. » disait-onde lui, non sans une pointe d'ironie. La politique de ce « ministre de Louis XIV », qui n'était que le ministre «le Louis XVIII, fut-elle aussi habile que son attitude fut haute? Sans doute, comme Tallevrand prit soin de s'en vanter lui-même, il fit rendre à la France, vaincue, démembrée et admise par grâce au congrès, sa place dans le grand conseil de l'Europe ; il concourut à la rupture de la quadruple alliance: il aida à réédifier le trône de Frédéric-Auguste et il sut ébranler celui de Murât. Mais quand on se rappelle qu'il s'aliéna la Russie pour se rapprocher de nos pires ennemies d'alors, l'Angleterre et l'Autriche, qu'il sacrifia à la restauration du roi de Saxe et au partage du duché «le Varsovie la neutralisation de la rive gauche du Rhin et peut-être une extension de frontières vers la Belgique, qu'il conclut enfin le traité léonin du 3 janvier LSI5. aux termes duquel l'armée française était tenue de combattre dans l'unique intérêt de l'empire d'Autriche, on est bien près de penser que si Talleyrand lit jouer un rôle h la France, ce fut un rôle de dupe.

rt mars; tsisi |H»rtf : « Des mesuras avaient ete adoptées au e. >n s:r»'-» de Vienne |M»ur «'IniL-iuT davantage Bonaparte. » Vraisemblablement. I>.-sso|es s'exprimait si affirmativement pour prouver que Napoléon était au ban de l'Europe. Mais nous n'avons trouve ni dans les acte* du contres, ni dans les correspondance* de Gentz, Talleyrand. < astlereairb. Métierni< h, Wellineti.ii. ete.. aucun indice «pie ries mesure* oient ete arrêtée* au c<»n*«'res contre N;ip..|e..n. Il n'en est pas moins dem<>ulre d'ailleurs, par les documents cites dans les noies précédentes, que si ces mesures n'étaient point prises, on était au moment de |e> prendre.

Sur la prétendue participation de Nap"le.»n ;iuv conspirations de l'Italie ou plutôt sur les craintes qu'on en avait. <!f. We|]intrt<>n à O'.k'*. iu sept. ;

h Liver|H»ol. iS, ;» jan\ . : Casllerca/b a l.iwrj |. H dee. , WdliniM.m.

Itu/mtcht, Ml, et >u;.|.l. nient. XI} t 'hevaln-r Tiu^eau a Câsllereaifh. 27 nov. (Lrtt'rt a7>4 Ihif). of i »*f h- r.->i<)h , \\\. Talleyrand a I.-ous XVIII. 17 m-v., 7 dee.. I » fe\r I.'.mi» XVIII a lallev ran 1. il nov. C>rr. y>. arec /.root A VI 11 . Itapp du . -•iiMil de l.i\ tr:ie, \ ~> n..v.. I i •{<■<■ , pnv. An h. AfT. etr.. W»'» i.

Page 1