‹ 1815 (volume 3)Chapitre 54 sur 226 · IV. Le départ de l'Ile d'Elbe · texte numérisé non relu

IV. Le départ de l'Ile d'Elbe

Y. Retour a Porto-Kerrajo du commissaire anglais. — Discours de lord Castler»-agh au Parlement.

En France, on parlait sans cesse du prochain retour «le l'empereur. A l'île d'Elbe, nul ne semblait v songer. Napoléon causait, écrivait, agissait comme s'il eût accepté en philosophe sa nouvelle destinée. « — Mariez-vous ici, disait-il a Drouot, car désirant vous conserver auprès de moi, je tiens à vous voir contracter des liens qui vous attachent pour toujours à Tile d'Elbe*. » Hien dans ses conversations, rapportées par Pevrusse, par Foresi, par Campbell, par Koller. par Vincent, par Litta. par lord Ebrington

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t. P«*yru*M'. trv-^.irirr g*-îi"r.i| à l'Ile d'Ella : — Vinrent F..n>*i. R ! t .« • i* . fourni *5«*ur de* vivrrs; — le l dmpbell. ri>miniN«i.iir»» aittrl ; —

général K«>ller. r<,mmis*.iirr autn. hirti : — lr co|..nH Vm -. [,t ij.Iuh Inr1

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l ion dans sa conduite ne trahit une arrière pensée; et à lire sa nombreuse correspondance de Porto- Ferrajo, où il n'est question que de l'administration, des tinances, des routes, des bâtiments et «les fortifications de l'île', il semble que Napoléon comptait user le reste de sa vie dans cet empire de huit mille hectares.

Débarqué le i mai. aux acclamations des habitants', dès le 7, Napoléon avait parcouru à cheval l'île tout entière, visité les mines et les salines, inspecté les ouvrages de défense, et il s'occupait d'organiser ses nouveaux Etats3. Son indicible activité, si péniblement contenue pendant le séjour à Fontainebleau, trouva son emploi à cette u'iivre dont au temps de sa puissance il eut chargé un garde champêtre.

Sous la domination française», l'île d'Klbe formait une sous-préfecture du département de la Méditerranée (chef-lieu : Livournei. Napoléon transforma le sous-préfet Balbi en intendant de l'île, fit Drouot gouverneur et institua son trésorier des voyages,

1. Napoléon. Corr^sp.. îi..v;6à il .«mi. - Sur ces 114 lettres, il n'eu est que 15 qui n oient point rapport a l'administration de l'Ile d'Kll«e. et parmi celles-ci. 4 seulement, t . ••• s <1\i ilh'urs des l»>. ii et ift février, sont relative* aux préparatifs de I V \j».-.iit i< iti. R.ns les II autres, il est question de Marie-Louise, de M-i l im • mere. de l.i prue:e>$e !lori;hcse. «le Murât ; on n'y trouve pas un mot qui puisse faire soupçonner un pn-jei «le départ.

Il faut remarquer au»i que tous les rapport adresses de l'Ile d'KIbe, ou de Livoiirne, à Pari» pu b •» air.nl» se. rets représentent Napoléon, au moins jusqu'en de< enibrc l*U, .omme resiirue à resler dans l*lle.

i. A la nouvelle <l<: la chut»' de l'empire, le-» Kllf.js auraient voulu se donner aux Anglais. |.e pavillon britannique fut arbore sur quelques points de l'Ile; la KMrnison fraie, -aise se retira h porto K« rr.ij<. et À Porto-I.on*rone. Dans plusieurs» villages, ou brûla Napoléon en efliirie. Mais l'niiiiutire de sa priN'Iiaine arrivée pa< ilia tout Ouaud il de Parqua, la foule des KUnùs se pressait sur s<>u passait;. Les maisons étaient pav.osee». hs rues jonchées de verdure. l.f P.qu. Commrut.i, n ,iril<i Her»l»n»w. VI. Iii3. « ainp- Ik'II. Xa/tolron at /.'/&<», «'.i. Htiitio* du Cun\mi$uure autrichien A'o//«r, 51-JJ. pc> russe. MrMonal, i.ii-.'.i... K Koresi. Xapolw ail <*o/«i é'U'Kib*. îo-t3 ) ttapporls de 1 amiral Lhermilte et du capitaine de vaisseau Moi ma brie, Tmu1.hi, 24 mai et t.» juin lArch. .le la Manne, lit., 4I>/.

i. Campl-ell. 216 il 7 l'( jru<v-. 214-M«i Koresi, 27 -i» Napoléon, Orrrtf. . îl .»»».. Kxtrait de la correspondance du c ru ral l»u\;d. 27 mai. (An h. AIT. clr.. <>:.>.,

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