‹ 1815 (volume 3)Chapitre 90 sur 226 · I. ' O P I N I O N P i: I» 1. 1 ij V E · texte numérisé non relu

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reur î dans le jardin des Tuileries fut assommé à coups de parapluies et laissé mort sur la place*. De bons bourgeois, comparant, en des heures de colère patriotique, l'humiliation de la France à sa gloire passée, avaient été jusqu'à souhaiter le retour de l'empereur. Maintenant ils voyaient avec effroi se réaliser pour eux la fable de la Mort et du Bûcheron. Ils regrettaient leurs vieux imprudents, maudissaient leur idole et étaient les premiers à approuver ces catilinaires des journaux * : <« L'homme dont le nom rappelle aux Français douze années de la tyrannie la plus dure et la plus humiliante a osé rompre son ban et remettre le pied sur le sol de notre patrie dans une entrejrrise de flibustier. Il ne peut manquer d'y trouver bientôt le supplice des traîtres et des rebelles, r. « Ce Teulatés peut-il donc espérer en cette armée dont il se disait le père et qui le nommait son bourreau, et qu'il laissait périr pour se débarrasser de ses murmures ! » «... S'il a préféré, il y a un an, aux dangers d'une mort glorieuse l'ignominie de l'exil, c'était pour revenir rallumer le flambeau de la guerre civile avec mille bandits... Mais les paysans assomment de toute part les brigands qui raccompagnent. 11 ne lui reste d'autre ressource que la fuite. Puisse la Providence, lassée de ses crimes, tromper les vils calculs de sa lâcheté et l'abandonner à la vengeance des lois ' î »

Klus au suffrage à 'deux degrés, les députés représentaient l'opinion de la bourgeoisie. Comme elles, ils s'étaient montrés hostiles pendant la précédente session aux tendances réactionnaires du ca-

t. Maison à Clarkc.U mars Ar- h <iurrr»'\ Duo •l'Orl. .ms, JVom Jo»r>,it, il. î. ll»Mij;iinuj <;«>nvl.mt. L< um %<.r ie% i <>nt Jours, m, Hai^rt* «le |«.lioc. 9 mars Arrh. nat. ï T. alto . K. 7, j;oo»i.

I. Journal drt Itrbati, Jnurunt n-nrmt, X et 9 mai*?. — La ijnolidirnnr »'t

I»- Journal royal parlant sur !»• iucum» ton.

binet ; comme elle, ils épousèrent la cause des Bourbons à la nouvelle du débarquement de Napoléon. Les libéraux des deux Chambres, des journaux, des salons politiques de M"" de Staël et de Mmo de Rumford oubliaient les fautes du passé et le> craintes de l'avenir pour ne voir que le danger présent D'ailleurs, la convocation anticipée du parlement leur semblait le gage d'une nouvelle politique. Par cette mesure habile, que Jaucourt, l»ui>. Vitrolles, Montesquiou n'avaient pas sans peine obtenue du roi, le gouvernement se rallia les pln> déliants8. Pendant la courte session de mars, ni llnmolard, ni Durbach, ni Hedoch ne prononcèrent une parole propre à amener la désunion. ta Fayette vint de La Grange pour défendre la charte et le roi parut aux Tuileries avec la cocarde blanche au chapeau, et se tint prêt à accepter le commandement de la garde nationale ; du reste on ne le lui offrit point. Louis XVIII y avait trop de répugnance 3. Benjamin Constant publia dans le Journal de Paris un appel à tous les Français, « prêts à courir aux armes pour défendre leur roi, leur constitution et leur patrie * >•. Saint-Simon, qui s'occupait de former une ligue pour la défense des propriétaires de domaines nationaux, brocha une Profession de foi au sujet de f invasion d? Napoléon Bonaparte dont la conclusion était : « Napoléon ne sera jamais qu'un tyran, et l'on veut non* ravir un roi avec lequel notre liberté est venue et dont notre liberté a besoin. » Comte, l'adversaire dé-

I. Ministre des l'rovinr.s-rnies à son gouvernement, Paris. 15 mars ' Ar.-ti AIT. étr..67!S). Benoist à livrante. I i mars fliarante. Sour., Il, 103;. Benjann Constant, Ltttm.X, t.* Ti. La Fayette. U-m., V, 3i». 365. Villemain, So»**,,, , II, 5 6. \0, t«. Vitrolles. .l/«?ro.. II. i<JA, M>4,

t. Jaucourt a Talleyrand, 8 mars. Aroh. AfT. elr., 0*o.) Vitrolles. 11. in Villemain, II, A.

4, La Fayette. Af>»n.. v. »7»-37.{. Vill.main. Sou>., II. x. Benjamin Cousl.v.t Lettre*, I. 70.

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