‹ 1815 (volume 3)Chapitre 95 sur 226 · LES TROUBLES ET LES SÉDITIONS · texte numérisé non relu

LES TROUBLES ET LES SÉDITIONS

fidélité était mise à une épreuve sérieuse '. » A Metz, les grenadiers de l'cx-garde, persévérant à donner l'exemple de la discipline, se défendent de toute manifestation, mais leur visage de plus en plus maussade et farouche, les grosses larmes qui roulent sur les moustaches grises à la nouvelle que Napoléon a été tué font trembler le préfet, M. de Vaublanc. « Il est de toute nécessité, écrit-il, le 10 mars, que le duc de Reggio reste ici. Autrement, malgré l'éloge qu'il a fait du bon esprit des grenadiers royaux, il y aurait île grandes craintes. Il faut la présence du maréchal pour les maintenir *. » A Versailles, on redoute une sédition militaire; àPérigueux, les soldatsdésertent : à Nantes, un oflicier quitte son corps, en disant : « — Il faut que j'arrive à temps pour avoir un morceau des Bourbons». »t)u lOau 13 mars, les 23% 3Ge,39",72° et 7tif de ligne et le 3e de hussards se rebellent entre Moulins et Bourg et vont grossir l'armée impériale*. « II n'y a point à espérer la moindre résistance, écrit le II mars M. de Maupeou au préfet de Rouen. Stanislas de (îirardin. Les chefs qui agiraient autrement seraient victimes. » De son côté, le chargé d'alïaires des Provinces-L'nies mande le 12 mars à son gouvernement : « Il parait certain que les régi-

3oM,> el F. T. 3773.1 Blams a *:iark*\ 17 innr* 1rs fait? rit«*s *<• rapportant au i An h. AIT. rtrsiiK . . «>*ti. S<.u>-pnfet uV Kmiiainehleau h pmral Borrel, 0 mars. • Ardi. »iu?rr«o

Page 1