‹ 1815Chapitre 108 sur 260 · Napoléon, Con-esp · texte numérisé non relu

Napoléon, Con-esp

Nous savons par la lettre de Fla^aut au duc d'Elchingen (Z)ocMm. inédits, 63) qu'il partit de Cliarleroi à neuf hewes au plus tard, et par la lettre de Reille à Ney (16 juin, 10 heures et quart, Arch. Guerre) qu'il arriva à Gosselies vers dix heures. Or, Gosselies étant, à 300 raélres près, à mi-chemin de Cliarleroi (maison Puissant) à Frasnes, Flaiiaut dut arrivera Frasnes vers onze lieures, comme le dit d'ailleurs Hcymùs (12). — Remarquons en passant que Flahaut ne se pressait guère ; il faisait tranquillement sur uu cheval frais ses deux petites lieues à l'heure !

2. Ordre de Ney, Frasnes, 16 juin [entre 11 heures et 11 heures et demie] Ârch. Guerre, Armée du Nord). — Dans cet ordre, Ney dispose de la 7" division (Girard), car il ignore encore que l'empereur va s'en servir à l'aile droite. Il fait confusion entre la 1" division de cavalerie et la 2». C'est la 2° (Pire, du corps de Reille) qui évidemment doit éclairer Reille, et la !"> (Jacquinot, du corps do ' d'Erlon) qui doit marclirr avec d'Erlon. D'ailleurs, c'est ainsi que les ciioses se passèrent.

ORDRES RÉITÉRÉS DE l'eMPEREUR. 195

pis aller par une courte et facile attaque \ Ses instructions sont la transcription môme des ordres de l'empereur-. Comme Napoléon, il s'imagine que la roule de Bruxelles est libre. Mais lui est sur le terrain !

Pour comble, Ney qui sert mal l'empereur est mal servi par Reille. Il a enjoint à ce général d'exécuter sur-le-champ les ordres qu'il pourrait recevoir de Napoléon ^ Or, quand Flahaut passe à dix heures à Gosselies et communique à Reille les instructions dont il est porteur, celui-ci, troublé par un rapport du général Girard, croit devoir attendre pour mettre ses troupes en marche un ordre positif de Ney. « Le général Flahaut, écrit-il au maréchal, m'a fait part des ordres qu'il vous portait. J'aurais commencé mon mouvement sur Frasnes aussitôt que mes divisions auraient été sous les armes, mais d'après un rapport du général Girard qui signale deux masses ennemies de six bataillons chacune, venant par la route de Namur et dont la tête est à Saint-Amand, je tiendrai mes troupes prêtes à marcher en attendant vos ordres. Gomme ils pourront me parvenir très vite, il n'y aura que très peu de temps de perdue »

1. La conclusion qui ressort de la lecture de cet ordre est confirmée par le témoignage précité du colonel Répécaud. Répécaud dit plus loin : « Le maréchal supposait que la position était faiblement occupée. »

2. « ... Une division à deux lieues en avant des Quatre-Chemins,s'iln'yapas d'inconvénient ; six divisions autour des Quatre-Chemins ; une division à Marbais. » Napoléon, Corresp., 22038. Cf. la lettre de Poult, à peu près identique (Registre du major-général) et que Ney dut recevoir quelques instants après celle de l'empereur.

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