ATTAQUE DES QUATRE-BRAS
on. par un prompt mouvement « vers la gauche, en v;iiit en bataille », se porta sur la route de Namur; es brigades Kerapt et Pack, en première ligne, à ge- 1(1 11 dans les blés, la brigade hanovrienne en seconde iune, abritée parle talus de la route'.
Pendant le déploiement des Anglais, le prince l'Orange lança successivement ses hussards et ses Iragons contre la colonne de Foy dont les tirailleurs ipprochaient des Quatre-Bras. Avant d'avoir pu aborier cette infanterie, les escadrons ennemis furent ompus tour à tour par les lanciers de Pire qui lesrame- Qôrent avive allure au delà du carrefour. Wellington fut bousculé et entraîné dans la déroute jusque sur la chaussée de Bruxelles. En se rabattant par leur droite vers Gémioncourt, les lanciers de Pire culbutèrent encore un bataillon de milice et prirent huit canons^. L'action s'engageait aussi au sud du bois de Bossu. A trois heures, la division du prince Jérôme avait dt'liouché de Frasnes, et Ney l'avait aussitôt portée contre la ferme de Pierrepont tandis que la brigade Gauthier rejoignait le général Foy. Délogé de Pierrepont, l'ennemi se replia dans le bois ori les tirailleurs pénétrèrent à sa suite. Ils y avancèrent très lentement; outre que ce bois était bien défendu, le taillis en était si dru qu'il fallait dans certains fourrés se frayer passage à coups de sabre^.
A ce moment du combat, vers les quatre heures, le maréchal reçut la lettre de Soult, de deux heures, lui ordonnant de presser vigoureusement l'ennemi
1. Lettres d'officiers des brigades Kempt et Pack {Waterloo Letters, 353, 3dS, 373, 377.) Siborne, I, 102.
2. Siborne, 1, 104-103. Damitz, I, 197. Cf. van LiJben, 197-198, qui dit que ces pièces furent reprises plus tard.
3. Relation de Reilie. Rapport de Foy. J/ém. du roi Jérôme, VII, 67. Lettre du priuce Bernard, Waterloo, 19 juin, (citée par Gourgaud, 223). Vau Loben, 20i.
et de se rabattre sur le corps prussien en position à Brye, de façon à l'envelopper*, iiclairé désormais sur les projets de l'empereur et sur l'importance de l'occupation des Quatre-Bras, Ney fit un mouvement général en avant. Bachelu se porta de Piraumont vers l'aile gauche ennemie, Foy marcha des fonds de Gémioncourt vers les Quatre-Bras, une colonne sur la route, une autre à la droite de la route; Jérôme jeta la brigade de Soye dans le bois de Bossu et s'avança avec la brigade Bauduin entre la route et le bois, à la rencontre du corps de Brunswick, nouveau renfort arrivé à Wellington. Sous cette attaque d'ensemble très vivement menée, les Alliés plièrent à leur droite et au centre. La brigade Soye s'empara de presque tout le bois de Bossu et en rejeta les défenseurs sur Houlain-lc-Val, sauf un bataillon qui se maintint à la corne nord, près des Quatre- Bras. La division Foy et la brigade Bauduin, qui marchait à sa gauche, refoulèrent les bataillons noirs de Brunswick. Une charge de la cavalerie brunswickoise, conduite par le duc en personne, se brisa sur les baïonnettes du 1" léger. Frédéric-Guillaume reçut une balle en plein ventre; transporté dans une maison des Quatre-Bras, il y mourut le soir^. Son père, l'auteur du manifeste de 1792, avait été blessé mortellement à Auerstsedt. C'étaient deux ardents ennemis de la France.