‹ 1815Chapitre 13 sur 260 · LES PLACES FORTES · texte numérisé non relu

LES PLACES FORTES

empereur donna aes ordres pour ces travaux, qui iirent entrepris seulement du 13 au 25 avril. On vait dû attendre les rapports sur l'état des places, îs instructions du comité du génie, l'ouverture es crédits, la formation des ateliers \ A Metz, on mploya 700 ouvriers par jour, à Rocroi 500, à oui 700, à Landrecies 400, à Dunkerque 1 000, à [uningue 500, à Grenoble 400, à Cherbourg 500,

Bayonne 400, à Bordeaux 200, à Perpignan 150, u camp retranché de Maubeuge 1 000. Le 15 juin, îs défilés des Vosges et les passages de l'Argonne talent pourvus de redoutes, d'abatis, de palanques ; n se tenait prêt à tendre, au premier ordre, les nondations du Nord ; et, dans plus de quatre-vingts illes, les travaux étaient ou complètement terminés u en voie de prompt achèvement. Au reste, dans resque toutes les places, il n'existait pas de brèches ux remparts. Il avait fallu seulement relever les dus de contrescarpe, disposer les plates-formes our les barbettes, réparer les embrasures, les anquettes, les glacis et établir les défenses accesoires et quelques ouvrages extérieurs-.

Lyon et Paris exigeaient des travaux tout autrenent considérables. A Lyon, 4 000 ouvriers furent mbauchés. On répara la vieille enceinte de Fourières, ainsi que celle qui joignait le Rhône à la Jaône ; on éleva des têtes de pont à la Guillotière t aux Brotteaux, des redoutes à Pierre-Scise, à

1. Napoléon, Corresp.. 21729, 21733. 21787, 21828, 21865. Davout à Napoléon, 1, 13, 19. 23 avril. (.\rch. nat. AF. IV, 1940.) Ordres de Davout, 8 avril, et étires diverses à Napoléon, 12, 13, 14, la avril. (Arch. Guerre.)

2. Rapports sur les travaux des places, i"'', 5, 9. 11, 20, 24, 28 mai. (Arch. nat. lF. IV, 1940.) Lettres a Davout : de Ruty, 7 mai; de Dumonceau, 7 mai; de iuchet, il mai; de Perrin. 26 mai. Ledru des Essarts à Lobau, 27 mai. Etat des ravaux dans les différentes places, 1j juin. (Arch. Guc.-re.)

Saint- Jean et à la Croix-Roussel Dans la crainte sans doute de s'aliéner les Parisiens en leur montrant le péril en face, Napoléon, si urgente que lui parût la nécessité de fortifier Paris, ne donna ses premiers ordres à cet égard que le 1^'' mai \ C'était bien du temps de perdu, d'autant plus que l'empereur voulait un vaste système de fortifications avec lignes continues, ouvrages à cornes et à couronne, redoutes et forts croisant leurs feux^ Les généraux Haxo et Rogniat firent le tracé. Ce fut seulement vers le milieu de mai que les travaux entrèrent en pleine activité. 1500, puis 2000, puis 4000 ouvriers y furent employés, sans compter de nombreux détachements de volontaires de la garde, de la ligne, de la garde nationale et des tirailleurs fédérés*. Quand Napoléon partit pour l'armée, les retranchements et les ouvrages de la rive droite, entrepris les premiers comme devant couvrir les points d'attaque les plus probables, se

1. Napoléon, Coiresp., 21733, 21865, 21892. Dejean à Napoléon, 2 mai. (Arch. nat. AF. IV, 1940.) Rapport du général de Léry. Lyon, l" juin. (Arch. Guerre.)

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