Grouchy, Belat. suce, 22-23. Cf. Fragni. histor
3. Grouchy, Belat. suce, 22. Gérard, Dernières Observ., 56. — Gérard dit qu'il était alors environ «ne heure. 11 était certainement moins que cela, Grouchy ayant quitté l'empereur vers onze heures et demie et ayant causé très peu de temps avec Soull.
Grouchy s'attribue l'idée du mouvement de Gembloui, alors qu'il l'ordonna, cela est évident, pour se conformer aux instructions de la seconde dé|)èche de Bertrand. La preuve, c'est qu'en quittant l'empereur, Grouchy envoya l'ordre à Vandamme de se porter au Point-du-Jour, et qu'une demi-heure plus tard, après avoir reçu la dépêche en question, il ordonna à Gérard de suivTe Vandamme à Gembloux.
4. « J'étais indigné. Au lieu de demander ses chevauï, Gérard avait ordonné de lui préparer à diner. » Grouchy, Relat. suce, 23. Cf. 2i-2o.
En vérité, Gérard avait bien le temps de dîner puisqu'avant de monter à cheval il lui fallait attendre que le 3« corps fût arrivé a la hauteur de Saint-Aniand et que tout l'écoulement en fut achevé. Le général Hulol (Rapport à Gérard, communiqué par le baron Hulot) dit que le 4« corps reçut vers une heure l'ordre de se préparer à marcher et qu'il commença son mouvement à trois heures seulement, dès que le 3' corps eut achevé de défiler sur la route.
loment d'un corps d'armée de trois divisions d'infanterie avec artillerie, génie et train, durait au moins une grande heure à cette époque où les distances entre les divers éléments des colonnes étaient cependant bien moindres qu'aujourd'hui. S'il y eut des retards dans le départ du 4^ corps, la faute en incombe à Grouchy lui-même. Les 3*^ et 4^ corps devant suivre la même route, et le corps de Vandamme se trouvant à Saint-Amand-la-Haye, à six kilomètres^ de Ligny où était bivouaqué le corps de Gérard, c'est Gérard et non Vandamme que Grouchy aurait dû mettre d'abord en marche. On eût gagné ainsi deux heures. On a dit que Grouciiy voulait ménager l'amourpropre de Vandamme dont il redoutait le mauvais caractère. Belle raison! Il fallait que Grouchy se sentît bien peu d'autorité ! La veille et l'avantveille, à l'aile gauche, le 2^ corps avait formé tôle de colonne au lieu du 1" corps ; et dans la garde on marchait toujours la gauche en tête, sans que les grenadiers en lussent humiliés.
Le corps de Vandamme chemina assez lentement. De Saint-Amand au Point-du-Jour, par Fleurus, Ligny et Tongrinelle, il y a neuf kilomètres. Or la tête de colonne du 3® corps, lequel avait levé ses bivouacs de Saint-Amand avant midi, atteignit le Point-du-Jour au plus tôt à trois heures. On avait donc marché à l'allure de trois petits kilomètres à l'heure \
1. Il n'y a que deux kilomètres à vol d'oiseau; mais le 3« corps devait prendre le chemin qui descend jusque prés de Fleurus et remonter ensuite vers \(i Point-du- Jour en passant à 500 ou 600 mètres au sud de Ligny.
2. il est prouvé que le 3» corps leva ses bivouacs avant midi : l» par le rapport de vou Groben adressé de Tilly vers midi (cité par von Ollech, 169) : • Une quantité de troupes est en mouvement sur la route de Fleurus dans la direction de Gembloux. » — 2" Par les Azotes critiques (2T0| de Rogniat, commandant en chef le génie : « L'armée quitta le champ de bataille en deux colonnes entre onze heures
Grouchy arriva au Point-dii-Jour à peu près en même temps que la tète de colonne de Vandamme \ Ce qu'il avait fait depuis 1 instant où il avait quitté Gérard à Ligny, distant du Point-du-Jour de moins d'une lieue, on ne peut se l'expliquer. En tout cas, il n'avait pas songé à envoyer quelques escadrons en reconnaissance vers Gentinnes^ L'empereur lui avait pourtant dit : « C'est à vous de retrouver les traces de l'ennemi ^. »
Au Point-du-Jour ou à Sombre ffe, l'aide de camp Bella, de retour de sa mission près d'Exelmans, rejoignit Grouchy * ; Exelmans lui avait remis à Gembloux, entre une heure et deux heures, une lettre pour le maréchal, portant qu'il observait l'armée ennemie massée sur la rive gauche de l'Orneau, et qu'il suivrait les Prussiens dès qu'ils se mettraient en marche ^. Cet avis si important, il fallait se hâter d'en profiter. Grouchy devait courir au triple galop
et midi. » — 3' Par les Noies manuscrites de Baudus. qui rapporte que, lorsque Soult se rendit de Fleurus au moulin de Bussy (où il arriva avant midi, je l'ai démontré précédemment), il vil les colonnes de Grouchy en marche. — 4° Par Berlhezène, divisionnaire de Vandamme, qui dit dans ses Souvenirs (II, 290) que la petite armée de Grouchy se mit en marche vers midi.
D'autre part, le général Hulot (Rapport précité) dit que la queue du 3» corps dépassa Ligny à trois heures seulement. En calculant une grande heure pour l'écoulement de ce corps d'armée, il est présumable que si la queue avait dépassé Ligny à trois heures, la tête y était arrivée vers une heure trois quarts. De Ligny au Point-du-Jour, il y a trois kilomètres. Donc en admettant que le corps de Vandamme ait marché à partir de Ligny à la même allure de trois kilomètres à l'heure, la tête de la colonne put arriver au Point-du-Jour au plus tôt à trois heures.