‹ 1815Chapitre 131 sur 260 · Exelmans à Grouchy. Gembloux, 17 juin. (Arch. Guerre · texte numérisé non relu

Exelmans à Grouchy. Gembloux, 17 juin. (Arch. Guerre

On a vu (1815, II, 216, noies 2 et 3) que la lettre d'Exelmans fut écrite au plus lard à deux heures, c'est-à-dire avant que Thielmann eût repris sa marche.

à Gembloux, voir de ses yeux ce qui se passait et diriger en personne, lui si bon manœuvrier de cavalerie, les mouvements des quatre brigades de dragons. Il s'y achemina au petit pas avec tout le corps de Vandamme que suivait le corps de Gérard*. Les troupes continuaient de marcher très lentement. 11 y a neuf kilomètres du Point-du-Jour à Gembloux. Vandamme y arriva seulement vers six heures % Gérard à sept^.

Le corps de Thielmann était parti depuis longtemps, et Exelmans, dont les vedettes n'étaient séparées de celles de l'ennemi que par le ruisseau de l'Orneau*, avait laissé filer les Prussiens sur sa gauche sans s'apercevoir à temps de leur retraite ^ A deux heures, Thielmann avait levé ses bivouacs du nord de Gem-

1 . « J'arrive ici avec les corps de Vandamme et de Gérard. » Grouchy à Exelmans. Gembloux, 17 juin, 7 heures du soir. (Arch. Guerre.) — Dans ses diverses Relations, Grouchy prétend qu'il se rendit à Gembloux au galop, devançant la colonne d'infanterie. Je m en rapporte au texte même de sa lettre à Exelmans.

2. D'après ces mots de la lettre de Grouchy, datée de Gembloux, sept heures du soir: « J'arrive ici avec les corps de Vandamme et de Gérard, » on devrait penser que la tète du corps de Gérard n'arriva à Gembloux qu'à sept heures, mais il faut croire que Grouchy ne marchait pas avec la tète du corps Vandamme ou qu'il n'écrivit pas sa lettre aussitôt arrivé à Gembloux. En effet, Hulot, qui commandait la division de tête du corps Gérard, lequel corps serrait sur le corps Vandamme, précise qu'il arriva de sa personne à Gembloux à sept heures du soir et que toute sa division « fut établie de jour en arrière de Gembloux. (Rapport de Hulot à Gérard, et lettre de Hulotà Berton, 18 sept. 1818, communiqués par le baron Hulot.) Donc si la tête de la colonne de Gérard atteignit Gembloux à sept heures, c'est que la tête de la colonne de Vandamme y était arrivée dès avant six heures.

Parvenue vers trois heures au Point-du-Jour, l'infanterie de Vandamme avait donc mis trois heures pour faire neuf kilomètres. — Pantin des Odoards {Journal, i33), mentionne la lenteur de cette marche.

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