Napoléon, Mém., 1Û
Suber\ie, détaché du corps de Pajol dès l'après-midi du 16, avait marché le matin avec Lobau. — l^a note précédente indique par quelles circonstances Jacquinot
En même temps, il détacha vers Frasnes, afin de communiquer avec Ney, le T hussards, qui, prenant pour des Anglais les lanciers rouges de la garde, postés à Textrème droite de la position du maréchal, commença à les fusiller. Les éclaireurs avaient fait prisonnière une vivandière anglaise. Amenée à l'empereur, elle dit qu'il n'y avait plus aux Quatre- Bras que la cavalerie de lord Uxbridge, chargée de couvrir la retraite de l'armée. Quant aux Français qui avaient combattu la veille, elle ne savait rien d'eux ; elle croyait qu'ils avaient repassé la Sambre^ Très dépité que Wellington échappât à son étreinte, l'empereur voulut du moins avoir le plus possible de la belle cavalerie anglaise. Les cuirassiers, les chasseurs, les lanciers et les batteries à cheval s'ébranlèrent au grand trot. Lui-même, dans sa hâte impatiente, les devança avec les escadrons de service -'.
Lord Uxbridge, au premier avis, était accouru sur la route de Namur. Il y retrouva Wellington. Les Français étaient encore très loin ; on n'apercevait que des miroitements d'acier. « — Ce sont des baïonnettes, » dit W^ellington. Mais, ayant pris la lorgnette du général Vivian, il reconnut des cuirassiers. Après avoir échangé quelques paroles avec lord Uxbridge, il décida de faire retraite aussitôt. Il chai'gea Uxbridge du commandement de Tarrièregarde et s'éloigna^. Pendant que les brigades de
(du corps d'Erlon) se trouvait avec Napoléon. — Domon (du corps Vandamme) et Milhaud venaient de rejoindre l'empereur qui, par sa lettre de onse /lettres ei demie, avait ordonné à Grouchy de les lui envoyer. (1815, II, 236.)