MOUVEMENTS DE L ARMÉE PRUSSIENNE
cher : « Le géne'ra] de Gneisenau est tout à fait d'accord avec le feld-maréchal ; mais il prie Votre Excellence de pénétrer les secrètes pensées du duc de Wellington et de savoir s'il a réellement la ferme résolution de combattre dans sa position ou s'il ne compte faire que de simples démonstrations qui pourraient entraîner notre armée aux plus grands périls \ »
Le temps passait ; l'ardent Blûcher voulait être aux premiers coups de canon. Laissant Gneisenau maître de décider les mouvements des autres corps d'armée, il quitta Wavre à onze heures pour rejoindre Biilow vers Chapelle-Saint-Lambert. « Malgré tout ce que je souffrais de ma chute, dit-il plus tard, je me serais fait attacher sur mon cheval plutôt que de manquer à la bataille " ! »
Si Grouchy, dans la soirée du 17 juin, pouvait encore conserver quelques doutes sur la concentration de l'armée prussienne à Wavre ^ les renseignements qui lui parvinrent dans la nuit devaient les dissiper. Entre onze heures et minuit, il reçut un rapport du général Bonnemains et un autre du colonel du 15^ dragons annonçant tous deux que les Prussiens marchaient sur Wavre ^. Vers trois heures du matin, on lui transmit de Walhain, ou de Sart-à-
1. Nostiz à Miiffling, Wa\Te, 18 juin, 10 heures et demie du malin. (Citée par von Ollecii, 189.)