Grouchy, iîeiai. succincte, H
les Prussiens avaient gagné Wavre en vue d'une retraite vers la Ghyse, la présence de leur arrièregarde dans cette ville confirmait ces présomptions, 11 se félicitait d'avoir résisté à Gérard puisque les ordres de l'empereur étaient de suivre l'armée prussienne, et qu'il allait enfin pouvoir atteindre cette insaisissable armée. Il dit à d'Estourmel qu'il donnerait lui-même des ordres au général Exelmans et demanda ses chevaux ^
Gomme il mettait le pied à l'étrier, Gérard risqua une dernière tentative :
« — Si vous ne voulez vous porter vers la forêt de Soignes avec toutes les troupes, permettez-moi, du moins, de faire ce mouvement avec mon corps d'armée et la cavalerie du général Vallin. Je suis certain d'arriver, et d'arriver en temps utile'. »
« — Non, répondit Grouchy, ce serait commettre une impardonnable faute militaire que de fractionner mes troupes et de les faire agir sur les deux rives de la Dyle. J'exposerais l'une et l'autre de ces fractions, qui ne pourraient se soutenir, à être écrasées par des forces deux ou trois fois supérieures ^ »
Il mit son cheval au galop \ Les officiers de son
1. Lettre d'Exelinans à Gérard, 1" février 1830. (Citée par Gôrarii, Dernières Observations, 13 et 25.) Relation d'un officier de l'armée de Grouchy. (Papiers de Gourgaud. Arch. de la famille.) Cf. Rapport de Grouchy à Napoléon, Hosieren, I '.) juin. (Arch. Guerre.) Grouchy, Helal. succincte, 34. Déclaration de Le Séuécal et (Jnestionnaire à Bella. (App. IV, 7 et 44.) — Comme on le verra plus loin. Exolinans, pour préparer le mouvement sur la Dyle, avait déjà porté une bri^jade de dragons à 1 oOu mètres d'Oltiguies.
2. Grouchy, Relat. succincte, 34. Déclaration de BlocqueviUe. Rapport de Simon Loriére. Cf. Gérard, Dernières Observations, 41.
3. Grouchy, Relat. succincte, 34. Déclaration de BlocqueviUe. Rapport de Simon Lorière.
4. Déclaration de Thouveain. (Arch. Guerre. Armée du Nord, à la date du 18 juin.) ,j
état-major qui n'avaient assisté que de loin à la discussion et qui entendaient le canon, croyaient qu'on allait manœuvrer pour se rapprocher de l'armée impériale ^
1. Déclaration de Thouvenin. — Hulot (lettre au colonel Janin, 18 septembre 1819, comm. par le baron Hulot) rapporte que les officiers et les soldats de sa division, entendant le canon de l'empereur à la gauche, « sentaient d'inslinct qu'on faisait une fausse manœuvre en marchant sur Wavre » et qu' • ils se le disaient même trop haut'^ment. » Hulot ajoute que le bruit qu'il y avait eu discussion sur la direction à prendre s'était aussitôt répandu parmi les troupes. Cf. Fantin des Odoards, /oMrna/,