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POSITIONS DE L ARMÉE ANGLAISE

j Les brigades anglaises Byng etMaitland (gardes) et Colin Halkett, la brigade hanovrienne Kielmansegge iet la brigade anglo-allemande Ompteda s'établirent jen première ligne le long du chemin dOhain : la [droite (Byng) près de la route de Nivelles ; la gauche (Ompteda) appuyée à la route de Bruxelles. A l'est de cette route, également le long du chemin d'Ohain, se placèrent les brigades anglaises Kempt et Pack ^(division Picton), la brigade hollando-belge Bylandt jet la brigade hanovrienne Best.

I Ces neuf brigades formèrent le centre ou, pour mieux dire, presque tout le front de l'armée alliée ; car, dans l'ordre de bataille de Wellington, il n'y avait point proprement de centre. Il y avait un centre droit et un centre gauche \ séparés par la route de Bruxelles, et deux ailes. L'aile droite, formée des brigades anglaises Adam et Mitchel, de la brigade hanovrienne William Halkett et de la brigade angloallemande Duplat, était en potence entre la route de Nivelles et Merbe-Braine ; à l'extrême droite, la division hollando-belge de Chassé occupait le terrain en avant de Braine-L'Alleud. L'aile gauche était forte seulement de la brigade Orange-Nassau du prince de Saxe-Weimar et de la brigade hanovrienne W^incke ; ces troupes se tenaient au-dessus de Papelotte, de la Haye et de Smohain, avec des postes dans ces positions mômes. A l'extrême gauche, les brigades de cavalerie anglaise Vandeleur et Vivian flanquaient l'armée dans la direction d'Ohain,

La réserve, formée sur le plateau en deux lignes, la deuxième ligne près de la ferme de Mont-Saint-Jean,

1. Ces expressions de centre droit et centre gauche sont employées par Wellingtoii dans son rapport officiel à lord Batliurst [Letters and Dispatches, XII, 479) el par le major Pralt, du 27" anglais. {Waterloo Letters, 323.)

comprenait : derrière le centre droit, la brigade nassavienne Kruse, tout le corps de Brunswick (infanterie et cavalerie) , les brigades de cavalerie anglo-allemande de Grant, de Dôrnberg et d'Arenschild, la brigade des gardes à cheval de Somerset, les brigades Trip et van Merlen (carabiniers et hussards hollandobelges) ; derrière le centre gauche, la brigade anglaise Lambert, la brigade de dragons anglais de Ponsonby et la brigade de dragons hollando-belges de Ghigny\

L'artillerie était ainsi disposée : quatre batteries sur le front du centre droit ; une exactement au centre de la ligne de bataille, à l'intersection de la route de Bruxelles et du chemin d'Ohain ; quatre sur le front du centre gauche ; deux à l'aile droite ; deux à l'extrême droite avec Chassé ; deux batteries à pied et sept à cheval en seconde ligne, derrière le centre droit ; trois batteries en réserve près de la ferme de Mont-Saint-Jean ^.

Contre les attaques impétueuses des colonnes françaises, Wellington avait employé en Espagne et en Portugal une tactique très particulière. Il plaçait sa première ligne d'infanterie en arrière des crêtes, de façon à la dérober aux vues et aux coups de l'ennemi pendant la période préparatoire de l'assaut et pendant l'assaut même. C'était seulement quand les assaillants, désunis par la montée sous le feu des chaînes de tirailleurs et des batteries établies sur les crêtes, abordaient le sommet de la position que les bataillons anglais, qui jusqu'alors n'avaient pas

1. Rapport de Wellington, Waterloo, 19 juin. Rapport de Kempt. Genappe, 19 juin. (Dispatches XII, 479, 534.) Kennedy. Notes on the Battle of Waterloo, 60-67. Siborne, I, 33U-334. Van Loben, 258-259. — Cf. le plan de Craan et le plan I des Lelters of Waterloo, dressé d'après les indications des nombreuses lettres des ofOciers présents à la bataille.

2. Siborue, I, 356-357. Cf. van Lôben, 257-260, Kennedy, 72, et plans précités.

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souffert, se démasquaient, faisaient une décharge à petite portée et s'élançaient à la baïonnette \ Le terrain de Mont-Saint-Jean se prêtait à cette tactique. « — Se former de la façon habituelle », dit Wellington aux officiers généraux -. Ainsi, sauf la brigade belge Bylandt et une chaîne de tirailleurs qui furent postés sur les rampes, pour ainsi dire en avant-ligne, toute l'infanterie prit position à vingt mètres, à soixante mètres, à cent mètres derrière le chemin d'Ohain. Ces troupes se trouvaient complètement masquées, les unes par les talus et les haies vives du chemin, les autres en raison de la déclivité intérieure du plateau. Cette déclivité profitait aussi aux réserves en empêchant qu'on ne les aperçût de la hauteur opposée \ Les batteries étaient établies sur le front, en avant ou en arrière du chemin d'Ohain, selon la commodité du terrain et le plus ou moins d'étendue du champ de tir\ On avait pratiqué des embrasures pour les pièces dans les berges et dans les haies %

Les fermes et les accidents de terrain, formant ouvrages avancés, avaient été mis en état de défense. Une barricade s'élevait en travers de la route de Bruxelles, à la hauteur de la Haye-Sainte ; des abatis

1. Cf., à ce sujet, Marbot, Mém., II, 391 ; Laurillard-Fallot, Cours d'Art militaire, 71 ; et la très savanteet très suggestive brochure du commandant d'étatmajor A. de Selliers de Moranville, de l'armée belge, De l'Occupation des positions dans la défensive.

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