Rapport précité de Pozzo di Borgo, Bruxelles, 19 juin
« J'ai une détestable armée (T hâve got an infamous army) », écrivait 'Wellington six semaines avant la bataille. Mais après la bataille, il lui fallut bien reconnaître tout ce qu'il devait à cette • détestable armée ». Dans son rapport k lord Bathurst, du 19 juin (Dispatclies, XIl, 478) il dit : « Jamais eu aucune circonstance armée ne s'est mieux conduite. »
3. Aux Quatre-Bras et dans la poursuite du 17, l'armée de Wellington avait perdu 4 91(j hommes. (1815, 218, note 3, 270, note 1.)
4. Exactement: G7 (iCl hommes. (Siborne, 1, 460-461.) — Wagner dit : 69 000 hommes ; Van Loben:66UùO. [L'état cité dans les Letters and Dispalchesof Wellington (XII, 486) ne porte que les troupes anglaises et la Légion Germanique, soit 37 603 hommes.]
5. A l'entrée en campagne l'armée anglo-néerlandaise avait 204 bouches à feu.. (1815, 11, 108, note 1.) 'Wellington en détacha 30 a Hall avec le corps du prince Frédéric des Pays-Bas. H lui uarestait donc 174 à Waterloo.
POSITIONS DE l'armée ANGLAISE. 315
jours inquiet pour ses lignes de communications avec la mer, et craignant qu'un corps français ne tournât sa droite, il avait immobilisé entre Hal et Enghien — à quatre lieues à vol d'oiseau de Mont- Saint-Jean — 16 500 hommes et 30 pièces de canon, sous le prince Frédéric des Pays-Bas ^ Faute capitale que ce détachement la veille d'une grande bataille, pour parer à un danger chimérique ! Gomme la très justement dit le général Brialmont, « on ne s'explique pas que Wellington ait pu attribuer à son adversaire un plan d'opérations qui devait hâter la jonction des armées alliées, quand, depuis le début de la campagne, Napoléon manœuvrait évidemment pour empêcher cette jonction-. »
Pendant que les troupes prenaient leurs emplacements, Wellington accompagné de Mûffling et de quelques officiers parcourait la ligne de bataille. Il exa-
1. Wellington à IliH (Qualre-Bras), 17 juin (au malin), à Colville (Waterloo), 17 juin (au soir) ; au duc de Berry, Waterloo, 18 juin, 3 heures du matin (Letters and Dispalches, XII, 475, 476i. Cf. Mémorandum de Wellington sur la bataille de Waterloo. (SuppL, X, 530.) Kennedy, 68-09. Miiffliny, Aus meinem Lehen, 210.
Les troupes détachées entre Hal et Enghien comprenaient les brigades Johnstone et Lyon (de la division Colville), la division Steedmann, la brigade indienne et la brigade de cavalerie hanovrieiiue d'Estorff.
En outre, 2 2u0 hommes environ avaient été maintenus à Bruxelles avec le grand parc, et 1 300 se trouvaient détachés à Audenarde et à Ypres.