‹ 1815Chapitre 164 sur 260 · Mémoires manuscrits de Marchand. (Comm. par le comte D · texte numérisé non relu

Mémoires manuscrits de Marchand. (Comm. par le comte D

uî et sa famille, à la nouvelle que l'empereur était lU Caillou. Le vieillard se plaignit d'avoir été pillé a veille par les traînards ennemis. Napoléon, l'air ibsorbé, semblait penser à toute autre chose qu'à ces loléances. Il finit par dire : « — Soyez tranquille, ^ous aurez une sauvegarde. » Gela ne paraissait pas uperilu, car le quartier-impérial devait quitter le Claillou dans la journée. On disait, comme Tempe- •eur, que l'on coucherait à Bruxelles ^

L'empereur, longeant au grand trot le flanc des îolonnes qui débouchaient encore de Genappe, se Dorta en avant de la Belle-Alliance, sur la ligne même les tirailleurs, pour observer les positions enneïiies". Il avait comme guide un Flamand nommé Decosler. Cet homme tenait un petit cabaret sur le jord de la route entre Bossomme et la Belle-x\lliance ; m l'avait pris chez lui à cinq heures du matin et imené à l'empereur qui demandait quelqu'un du jays. Les cartes dont Napoléon se servait dans ses campagnes n'indiquant que d'une façon très générale ît très sommaire les mouvements de terrain, il Drenait presque toujours un guide. Decoster avait été ^ardé à vue, car il paraissait vouloir s'échapper. Au lépart du Caillou, on l'avait hissé et lié sur un cheval le troupe dont la selle était attachée par une longe i l'arçon d'un chasseur de l'escorte. Pendant la Dataille, il fit, naturellement, mauvaise figure aux malles et aux boulets. li s'agitait sur sa selle, détouraait la tète, se courbait sur l'encolure de son cheval.

Page 1