DE TROIS HEURES A SEPT HEURES
I. Seconde attaque de la Haye-Sainte. — L'ordre de Ney à Milhaud.
IL Première et deuxième charges des cuirassiers de Milhaud et de la cavalerie légère de la garde. — Ordre de l'empereur aux cuirassiers de Kellermann et a la cavalerie de Guyot.
IlL Entrée en ligne du corps de Bûlow. — Défense de Lobau. — Prise ot reprise de l'iauceuoit.
IV. Troisième et quatrième charges des cuirassiers de Milhaud et des lanciers et chasseurs de la garde, secondés par les cuirassiers de Kellermann et les dragons et grenadiers à cheval de la garde.
V. Attaque générale du plateau par l'infanterie de lieille et de d'Erlon et par les débris de la cavalerie. ' — Prise de la Haye- Sainte. — La ligne anglaise ébranlée. — Nouveaux combats à Plancenoit.
L'unique objectif de Wellington était de tenir ses positions jusqu'à l'entrée en ligne de l'armée prussienne. Ce mouvement tardait trop à son gré. Il avait espéré que Bliicher commencerait l'attaque dès deux heures; il en était trois et demie, et les Prussiens ne semblaient pas près de se démasquer. Dans Tétat-major anglais on craignait de ne pouvoir résister à un second assauts
1. Lettre de Hervey, aide de camp de Wellington, 3 juillet 1815. [Nineteenth Century, mars 1893.) Miiffliug, Aus meinem Leben, 209.
Napoléon, lui aussi, avait de grandes inquiétudes. Le major La Fresnaye venait de lui remettre la lettre de Grouchy, écrite à Walhain à onze heures et demies Dans cette dépèche très confuse, deux choses frappèrent surtout l'empereur : l'une que Grouchyj avait cheminé fort lentement puisque, à onze heure^ et demie, il était encore à trois grandes lieues d^ Wavre; l'autre, que le maréchal ne semblait s'inquié-i ter nullement de ce qui se passait à sa gauche, et demandait des ordres pour manœuvrer le lendemait flans la direction excentrique de la Chyse". Il deve-^ nait donc très improbable, à moins que Grouch] n'eût eu l'inspiration, dès midi, de marcher au canoi qu'il put prendre de liane le corps de Bûlowdéjà ei position à Chapelle-Saint-Lambert. Tout au plus h maréchal pourrait-il tomber sur les derrières de corps ou retenir loin du champ de bataille, pai une attaque à fond, les autres fractions de l'armée prussienne. Que l'empereur n'ait pas à l'instant fait repartir La Fresnaye avec de nouvelles instructions pour Grouchy, faut-il s'en étonner? Ces instructions] qui n'auraient pu être autres que « de se rapprocher de l'armée afin de tomber sur le corps ennemi qu^ voudrait en inquiéter la droite », Napoléon les avai^ déjà envoyées à son lieutenant à une heure et quart'. 11 n'aurait pu que les réitérer, et bien tardivement!
1. Déclaralion de La Fresnayp, cil(5e par Grouchy. {lielat. succincte., App. IV, 13.) Cf. Napoléon, Mém., LiG.
La Frcsnave dit qu'il mit « doux grandes heures et demie » pour faire le trajet cl qu'il trouva Napoléon sur le champ de bataille. Parti do Walhain entre onze heures cl on:e heures et demie, La Fresnaye dut donc arriver près de l'empereur vers deux heures et demie, en pleine action, au moment de l'assaut de d'Erlon.
2. Lellre de Grouchy à Napoléon. Gonibloux, 18 juin, 11 heures. (Arch. Guerre.) J'ai cité (p. 291-292) les passages essentiels de celte lettre. — Cf. Napoléon, Mém., 14G.
3. Soult à Grouchy, IS juin, une heure. — Comme je l'ai dit, p. 344, le post-