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SECONDE ATTAQUE DE LA HAYE-SAINTE

La présence de Bûlow à Chapelle-Saint-Lambert, échec sanglant du conile d'Erlon, l'éloignement le Grouchy, c'étaient peut-être des raisons pour nuager l'empereur à rompre le combat, comme à ]ssling, et à prendre une forte position défensive sur (/ plateau de la Belle-Alliance. Il ne scml)le pas [u il ait songé à cet expédient, bon tout au plus )Our la journée. Le lendemain, Tarmée française, m^'me renforcée par Grouchy, aurait eu à livrer )ataille, presque dans la proportion d'un contre deux, lUX armées réunies de Wellington et de Bliicher. ^empereur aima mieux profiter de l'expectative oîi )a laissait rester Biilow et enfoncer les Anglais ivant l'entrée en ligne des Prussiens \

Dès que d'Erlon eut rallié quelques-uns de ses jataillons, vers trois heures et demie, l'empereur )rdonna à Ney d'attaquer de nouveau la Hayesainte-. Il comptait se servir de ce poste comme point l'appui pour un mouvement d'ensemble avec le :orps de d'Erlon, le corps de Reille, qu'il pensait

icripluni do celte leltre fut écrit vers une heure et quart. L'estafette dut partir lussitôt.

1. " Turenne ou Condc, dit très judicieusement Clausowilz [Der Krieg von iSI^>, 166) se seraient retirés dès midi sans Hvrer bataille, mais Napoléon ne pouvait pas ic pas combattre, car il n'avait de salut que dans la victoire. »

2. Gourgaud, 93. Cf. 96. — Kennedy, on général témoin très précis et très vériiique, dit (Xotcs on tlie Battle of Waterloo. 114) qu'il s'écoula un intervalle considérable entre le grand assaut de d'Erlon et la seconde attaque de la Havo-Saintc, D'après les Waterloo Letters (4û4'i et le Rapport de Kenipl \Suppl. Dispatches tf Wellington, X, 534), la seconde attaque de la Haye-Sainte suivit de près la première. Ces témoignages contradictoires proviennent d'impressions différentes du ;en]ps écoulé. Assurément, il y eut une suspension du combat après l'engagement de la cavalerie de lord Uxbridge contre les cuirassiers et les lanciers français, car il fallut rallier les bataillons dispersés de d'Erlon, mais cet arrêt fuf court. L'assaut de d'Erlon et les engagements de cavalerie qui le suivirent avaient . duré au moins une heure, de deux heures à trois heures. (Delort, dans sa Relation, dit expressément que ce moment du combat prit fin à trois heures.) l)cs quatre heures ou quatre heures et quart, commencèrent les grandes charges de cavalerie. Dans l'intervalle, la deuxième attaque de Ney contre la Ilayc-Sainte avait échoué.

devoir être bientôt maître de Hougoumont, toute la cavalerie et enfin la garde à pied\ Ney mena contn la Haye-Sainte la brigade Quiot tandis que l'um des brigades de Donzelot, tout entière déployée ei tirailleurs, gravit les rampes à l'est de la route di Bruxelles et vint fusiller à vingt pas les Anglaii embusqués derrière les haies du chemin d'Ohain L'attaque échoua. Les tirailleurs de Donzelot furen repoussés à mi-côte ; les soldats de Quiot, décimé par le feu à bout portant des Allemands du majo Baring, qui venait de recevoir un renfort de deu: compagnies, se replièrent dans le verger ^

Pour seconder cet assaut, la grande batterie avai redoublé son feu contre le centre gauche de la posi tion ennemie pendant que les batteries de Reille, ren forcées par une partie des pièces de 12 de la garde canonnaient sans relâche le centre droit. C'est lins tant de la journée où le feu d'artillerie fut le plu intense. « Jamais, dit le général Alten, les plus vieu soldats n'avaient entendu pareille canonnade^, » Que)

1. Lettre de Jérôme à la reine Callierine, 15 juillet 1815. (il/em. du roi Jérôm VII, 23 1 Cf. Gourgaud. 96 : « L'empereur avait ordonné au maréchal Ney de i maintenir dans la Haye-Saiule en la crénelant et en y établissant plusieurs bataillon mais de ne l'aire aucuu mouvement... « — Napoléon, Mèm., 1S7 : « L'intention ( l'empereur était d'ordonner cette attaque de cavalerie, mais une heure plus tard, • de la faire soutenir par l'infanterie de la garde. » — Notes journalières do F( (comm. par le comte Koy) : « L'empereur avait dit le matin au Caillou : Je fer jouer ma nombreuse artillerie, je ferai charger ma cavalerie et je marcherai av< ma vieille garde. »

On remarquera que les manœuvres dont parlent Jérôme et Foy furent eu eff exécutées, mais sans méthode, sans ensemble, comme à l'aventure.

2. Rapport de Kompt à Wellington, Genappe, 19 juin. [Suppl . Dispatches, 1 534.) Relation du major Baring [Hanoversches mililarisches Journal, 1S31.) Lettri d'officiers des brigades Somerset, Kempt, Lambert et de la Légion Germaniqi {Waterloo Ze//e)-s,52,354, o91, 394, 404-406.) Sibornc, 11.62.— La brigade anglaii Lambert qui, sur l'ordre de Wellington, était venue vers trois heures s'établira le de la route de Bruxelles pour renforcer la droite de Kempt, prit part a ce comba

3. Lettre d'Alton au duc de Cambridge, Bruxelles, 20 juin. (Papiers de Gourgaa( Arch. de la famille.) Lettre du lieutenant Pratt, de la brigade Halkett. {Waterk Leticrs.Zil-'iîS.) Notes journalières du géaéral Foy. Kennedy, Notes on' the Batt

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