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Circulaire de Carnot, 29 avril. (Arch. nat. F'a

4. Procès-verbaux des Conseils des ministres, l<i''et 24 mai. (Arch. nat. AF. IV, 990b.) Décret impérial, 27 mai. Carnot, Exposé delà situation de l'Empire. [Moniteur, 13 juin.) — Sur les dons patriotiques qui paraissent s'être élevés à plusieurs millions, voir 1815, I, 633-636.

Ces différentes ressources ne suffirent pas aux dépenses. Dans l'Y'onne, le préfet Gamot ouvrit une liste de souscriptions; de même dans l'Aisne où la souscription donna 20Û OuO francs, dès le 8 mai. Dans l'Ain, on eut recours à une répartition entre tous les contribuables, à raison de 13 centimes par franc des contributions directes ; dans les Ardennes, le général Vandammc requit du drap chez les manufacturiers de Sedan sous garantie du déparlement. Au milieu de juin, presque tous les préfets se trouvaient dans l'impossibilité d'acquitter les engagements pris avec les fournisseurs. Circulaire de Carnot, 31 mai. Lettre du préfet de l'Ain, 14 mai. (Arch. nat. F'a 31 et F. 7, 3740.) Vandamme à Davout, I" mai. (Arch. Guerre.) Moniteur, 16 mai.

mécontents, qu'on leur donnât des fusils M En mai, la solde avait été payée avec de grands retards et beaucoup de difiicultés ^. Le 12 juin, il n'y avail pour toute l'armée du Nord que 1 000 paires de souliers de rechange ^ ; la gratification d'entrée en campagne n'était point payée \ et, alors que la solde devait s'élever à 5 millions par mois, les fourgons du Trésor contenaient seulement 670 000 francs".

Les ressources extraordinaires (encaisse laissée par le baron Louis et produit de l'aliénation des 3 600 000 francs de rente) étaient épuisées, et les recettes régulières commençaient à diminuer ^ Si opposés que fussent l'empereur et ses conseils aux mesures d'exception ', il fallait s'y résigner, car les dépenses prévues par Davout pour le seul mois de juillet montaient à 72 millions \ Dans le budget présenté aux Chambres le 19 juin, figurait donc un emprunt national de 150 millions, garanti par les bois de l'État! Tous les contribuables devaient souscrire pour une somme égale au principal de leurs taxes foncière et mobilière*. C'était l'emprunt forcé.

1. Corresp. générale du 15 mai au 23 juin. (Arch. Guerre.) Rapport sur les travaux des places, 28 mai. (Arch. nat. AF. IV, 1940.)

2. Payeur général à Soult, 20 mai. Davout à Soult, 21 mai. Mollien à Davout, 28 mai. (Arch. Guerre, Armée du Nord.) Cf. Napoléon, Corresp., 21960.

3. Rapport de l'ordonnateur général Daure, 12 juin. (Arch. nat. AF. IV, 1935. — Daurc ajoute : o il y en aura 25O0Q On juillet. »

4. Pire à Davout, Laon, 13 juin. (Arch. Guerre.) — L'entrée en campagne ne fut payée que passé le l"'' juillet, quand l'armée allait se retirer derrière la Loire. Guilleminot à Davout, La Villette, 1" juillet. (Arch. nat. AF. IV, 1941.) Commission de gouvernement à Davout, 1°'' juillet. (Arch. Guerre.)

5. Rapport de Daure, 12 juin. (Arch. nat. AF. IV, 1938.) — Daure parle ici de la solde de la seule armée du Nord et du Trésor de cette armée.

6. Cf. Napoléon, Corresp.. 218S6, 21901, 21960. Mollien, Mém., IV, 190. Allgemeine Zeitung, 16 mai. Mollien à Davout, 28 mai. (Arch. Guerre.)

7 Mollien. Mém., IV, 192.

8. Rapport de Davout à la Commission executive, 23 juin. (Arch, nat. AF. IV, 1941.)

9. Rapport de Gaudiu à l'empereur. Projet de loi de finances. {Monilew, 20 et

LES CORPS d'aRMKR. 31

L'empereur organisa les corps d'armée sans même attendre le commencement de la mobilisation. Grâce aux concentrations de troupes ordonnées par Louis XV' 111 pour sa sûreté et la défense de son trône', grâce encore aux nombreux régiments qui s'étaient joints depuis Grenoble au Bataillon de l'île d'Elbe, Napoléon, aussitôt après sa rentrée aux Tuileries, se trouva avoir dans la main une grande partie des disponibles de l'armée. Pour parer à tout événement, il s'empressa, dès le 26 mars, de former huit corps d'observation. Le i" dut se rassembler à Lille ; le 2*" à Valenciennes ; le 3^ à Mézières; le 4^ à Thionville; le 5^ à Strasbourg; le 6° à Chambéry; le 7^ au pied des Pyrénées ; le 8% ou corps de réserve, à Paris -. Provisoirement, les régiments entrant dans la com-

21 juin.) — Peu après la seconde rentrée des Bourbons, un emprunt absolument identique, sauf qu'il était de 50 millions de moins, fut ouvert ou plutôt imposé d'après le conseil du baron Louis.

Le budget impérial pour 1815 était prévu en recettes et en dépenses à la même somme de 770 millinns. Si l'on songe que les dépenses du budget royal étaietit évaluées à 646 millions —347 700 000 francs (Moniteur du 23 juillet 1SI4). plus 98 0.52 000 francs d'augmentation pour le budget de la Guerre (Davoul à Napoléon, 28 mars 1813. Arch. nat. AF. IV, 1941), — il semble certain que le budget de Gandin se fût soldé par un déficit considérable bien qu'il parût à lempereur que, sauf pour la Guerre, on pourrait faire de grosses économies sur les budgets de tous les ministères. ^Napoléon, Corresp.,2i~(il.) ' 1. 1815. I, 346-347.

2. Napoléon, Corresp., 2172J, 21734,21747, 21765. Davout, Corresp., 1514, 1315. Lobau à Davout, 24 mars. Davout à l'empereur, 31 mars, 11 avril. (Arch. Guerre.)

Le 1«'' corps fut formé avec les garnisons de la 16' division militaire (Lille). — Le 2", partie avec les troupes de l'ei-armée du duc de Rerry, partie avec celles qui avaient suivi l'empereur depuis Grenoble. — Le 3», avec les garnisons de la 2« division militaire (.Mézières). — Le 4', avec les garnisons des 3« et 4« divisions militaires (Metz et Nancy). — Le 5«, avec les garnisons de la 5» division militaire (Strasbourg). — Le 6°, avec les garnisons des 7» et 8' divisions militaires (Grenoble et Toulon). — Le 7», avec les garnisons des 9», 10^ et 11" divisions militaires (Montpellier, Toulouse et Bordeaux'. — Le 8'', partie avec les troupes ci-devant sous les ordres du duc de Berry, partie avec celles que l'empereur avait amenées à sa suite.

position de ces corps d'armée seraient à deux bataillons. Les cadres des 3" bataillons et les dépôts seraient concentrés dans le gouvernement militaire de Paris et dans les villes de l'intérieur, en attendant que rappel des réserves permît de former des 3^% 4®° et 5''^ bataillons qui iraient aussitôt rejoindre l'armée. Les gardes nationales mobilisées remplaceraient la troupe de ligne dans les places fortes '.

La cavalerie légère fut répartie à raison d'une division par corps d'armée. Avec le surplus de cette cavalerie et les dragons, les cuirassiers et les carabiniers, on forma huit divisions de réserve, à chacune desquelles fut attachée une batterie d'artillerie à cheval^

La garde impériale ne comprenait plus, le 20 mars, que les deux régiments de grenadiers et les deux régiments de chasseurs de la vieille garde et quatre régiments de cavalerie \ L'empereur augmenta les etîectifs des régiments de cavalerie, créa un 'à" et un 4* régiments de grenadiers, un 3® et un 4^ régiments de chasseurs (moyenne garde), huit régiments de voltigeurs et huit de tirailleurs (jeune garde) et un 2*= réj?iment de chasseurs à cheval. Il rétablit le régiment d'artillerie à cheval et le régiment d'artillerie à pied de la vieille garde, ainsi que le régiment du train, l'escadron des gendarmes d'élite, l'équipage des marins et la compagnie des sapeurs du génie *.

1. Napoléon à Davout, 26 mars. (Arch. Guerre, carton de la Corresp. de Napoléon.) Napoléon, Coiresp., 21740, 217S9, 21794, 21821, 21822. Davout à Carnot, 11 avril. Ordres de Davout, lu, 11, 12, 20, 21 et 27 avril. (Arch. Guerre.)

2. Napoléon, Corresp., 21731. Cf. 21147, 21810. Ordres de Davout, l" avril. Davout à Napoléon, 24 avril. (Arch. Guerre.)

3. La garde comprenait au 20 mars 7,39Û officiers et soldats. (Rapp. de Davout, 21 mars. Arch. nat. AF. IV, 194Ù.) L'empereur la porta à 28 328 officiers et soldats. (Situation signée d'Hériol, 16 juin. Arch. Guerre, carton des Situations.)

4. Napoléon à Davout, 26 mars. (Arch. Guerre, carton de la Corresp. de Napoléon.) Napoléon. Corresp.. 21737, 21896, 21994. Davout à Napoléon. 22 avril, 9 et

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