Gourgaud, 97. Napoléon, Mém
2. Lellre de Jérôme à la reine Catherine, 13 juillet 1813. Gourgaud, 97. Napoléon, Mém., laO. Lettre de Flahaut. (Moniteur, 9 avril 1837.) Cf. général Rogniat. Remarques sur l'Art de la Guerre, 233. : « Napoléon sembla mécontent de celte charge pi-cmaturée. »
J'ai déjà expliqué comment, à cause do la figure du terrain, les divisions de Milhaud et de Lefebvre-Desnoëttes avaient pu faire leur mouvement sans que l'empereur son aperçiit.
3. Gourgaud, 97. — Jérôme, qui était alors près de l'empereur, rapporte (Lettre préfilée) c|ue celui-ci lui dit ci\ parlant de Ney : « — Le malheureux! c'est la seconde fois depuis avant-hier qu'il compromet le sort de la France. »
A la bataille d'HeilsLerg, l'empereur voyant la cavalerie de Murât gagner trop de terrain avant l'arrivée de l'infanterie, avait l'air soucieux et semblait dire : « Affaire mal engagée. » Saint-Joseph, Relation de la Campagne de Prusse en 1807, 17.
4. Napoléon, Mém., 130. Cf. Gourgaud, 97, et lettre précitée de Flahaut : t L'empereur dit : Voilà Ney qui d'une affaire sûre fait une affaire incertaine ; mais maintenant que le mouvement est commencé, il n'y a plus autre chose à faire qu'à le soutenir. »
5. Gourgaud, 97. Napoléon, Méin., 150, 187. Lettre de Flahaut. {Moniteur^ 9 avrd 1857.)
première division (cuirassiers et dragons), la mit en marciie au grand trot sans attendre aucun ordre. Kellermann dut suivre avec sa seconde division, composée des 2® et 3" cuirassiers et des 1" et 2^ carabiniers; mais, non loin de Hougoumont, il arrêta la brigade de carabiniers dans un pli de terrain, en faisant défense formelle au général Blancard de bouger de là, à moins d'un ordre exprès de lui-même Kellermann ^ Sage précaution, car ces huit cents carabiniers étaient désormais la seule réserve de cavalerie qui restât à l'armée. Flahaut, selon les instructions de l'empereur, avait transmis l'ordre de charger non seulement à Kellermann, mais aussi au général Guyot, commandant la grosse cavalerie de la garde (dragons et grenadiers à cheval) -.
L'empereur a dit qu'il avait dû faire soutenir les divisions de Milhaud dans la crainte qu'un échec de celles-ci, subi devant toute l'armée, n'abattît les courages et n'entraînât la panique et la déroute ^ N'espérait-il pas aussi écraser les Anglais sous une nouvelle masse de cavalerie cuirassée? Il fallait brusquer l'action, gagner sur un point, se maintenir sur un autre, vaincre et imposer à force d'audace,
1. Relalion de Kellermann. Relation du colonel Planzoaux, du 2' dragons. (Arcli. Guerre.)
2. Napoléon a prétendu que la division Guyot chargea sans ordres, par un mouvement spontané, et qu'il dépêcha Bertrand pour rappeler cette cavalerie, mais quelle était déjà engagée. (Gourgaud, 104. Napoléon, Mém., loi, 187-188.)— C'est une grosse erreur de mémoire. 11 y a pour la rectifier deux témoignages formels ;
1° Flahaut, dans sa lettre insérée dans le Moniteur du 9 avril 1857, dit : « L'empereur m'ordonna de porter l'ordre à toute la cavalerie de soutenir et de suivre celle qui avait déjà passé le ravin. »
2° Montliolou {liécits de la captivité, II, 84) dit : « 17 février 1817. — A dîner, rempereur discute (|uelques faits indécis dans sa mémoire et qui se rattachent à Waterloo. 11 se refuse à croire qu'il ait fait donner l'ordre au général Guyot d'engager la cavalerie de la garde. Cependant, c'est un fait incontestable. »