Kennedy. Notes on the Battle of Vfaterloo
A Waterloo, le colonel Kennedy était capitaine et aide de camp du général Alten. De tous les officiers anglais qui écrivirent sur la bataille, nul ne l'avait mieux vue. Son opinion a donc un grand poids. Le jugement ([u'il porte est d'ailleurs confirmé expressément ou implicitement par Hiigel (lettre au roi de Wurtemberg, 19 juin), Miiffling {Ans meinem Lebcn, 215), Colton (120), !e colonel Vreemsx\\.\e [Waterloo Letters, 22), et Siborne (II, 121), et, — chose surprenante, — par lAaxmoxii [Esprit des institutions militaires, 25).
ennemi. Mais Napoléon, sans réserve de cavalerie, ne croyait pas avoir trop de tous ses bonnets à poil pour conserver sa propre position. Le moment n'était pas moins critique pour lui que pour Wellington. Sous une troisième poussée de tout le corps de Bùlow, Lobau pliait, et la jeune garde, après une défense acharnée, se laissait arracher Plancenoit ^ Derechef, les boulets des batteries prussiennes labouraient le terrain près de la Belle-Alliance. Napoléon, déjà débordé sur son flanc, était menacé d'une irruption des Prussiens en arrière de sa ligne de bataille. Il fit former onze bataillons de la garde en autant de carrés et les établit face à Plancenoit,j le long de la route de Bruxelles, depuis la Belle- Alliance jusqu'à Bossomme. Le 1*'' bataillon du l*^"" chasseurs fut maintenu au Caillou. Le général Morand reçut Tordre de faire reprendre Plancenoit par le 2* bataillon du 2" grenadiers (commandant Golzio) et le 1^'' du 2* chasseurs (général Pelet) -.
Tambours battant, ces vieux soldats marchent au pas de charge en colonnes serrées par peloton. Ils dépassent la jeune garde que rallie Duhesrae, abordent Plancenoit sur deux points, y pénètrent sans daigner tirer un coup de fusil, renversent, broient et refoulent la masse des Prussiens. L'attaque est si impétueuse qu'en vingt minutes tout le village est nettoyé. Leurs baïonnettes rouges de sang, les grognards débouchent au dos des fuyards, les poursuivent six cents mètres et les repoussent sur le coteau
1. Rapport du colonel von Hiller, commandant la 16" brigade (division) prussienne (citée par von Ullecli, 248). Damitz, II, 282. Wagner, IV, 77-78.
2. Relation du général Petit (collection Mon-ison, de Londres). Jlauduit, II, 394,
REPRISE DE PLANCENOrr. 395
opposé jusque derrière les batteries de Hiller qui ont un instant abandonnées. La jeune garde (Monde ce mouvement ; elle occupe de nouveau ^lancenoit. Lobau, aux prises avec les divisions lacke et Losthin, regagne du terrain \
1 r.elation du g(5néral Pelit. Rapport du colonel von Hiller. Mauduit, II, iOO- )-:. Waguei-, IV, 78. Damilz, II, 2S2.