‹ 1815Chapitre 208 sur 260 · Lettres du colonel VrccnvMMc. {Wnlerloo Lcllcrs · texte numérisé non relu

Lettres du colonel VrccnvMMc. {Wnlerloo Lcllcrs

les Anglais étaient en pleine retraite. Craignant d'être entraîné dans une déroute sans nul avantage pour l'armée alliée, Zieten fit alors tête de colonne à gauche pour rallier Bûlow entre Frichermont et le bois de Paris. Mûffling, en observation au-dessus de Papelotte, aperçut ce mouvement. Il mit son cheval au grand galop, rejoignit Zieten, le renseigna plus exactement et le conjura de se porter à la gauche des Anglais. « — La bataille est perdue, s'écria-t-il avec véhémence, si le I" corps ne secourt pas le duc ! » Après avoir beaucoup hésité. Zieten se rendit aux raisons de Mûffling et reprit sa première direction \

La tête de colonne de Zieten débouchait de Smohain quand la garde descendait vers la Haye- Sainte. Déjà des troupes se repliaient à la vue des Prussiens. L'empereur accourut près d'elles, les harangua ; elles se reportèrent en avant ". Un nouveau corps ennemi faisant irruption sur Fangle' d'équerre de nos deux lignes de bataille, c'était le coup de grâce. Mais il est bien douteux que l'empereur pût alors rompre le combats En raison du désordre où se trouvaient déjà les troupes, de leur extrême dissémination et de la position avancée du corps de Bûlow sur leur flanc, une retraite eût été terriblement hasardeuse. Se fût-elle même

1. Mufding, Ails meinem Leben, 215. Wagner, IV, 79. Von Ollecli, 243-244. Selon von Ollcch, Zieten hésilail d'autant plus que Bliicher, décidé à tout sacrifier

pour s'emparer de Plancenoit, lui avait envoyé l'ordre de se porter dans celle dircclion.

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