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COMBATS DE LA FALISE ET DU BOQUET

flanc du 4* corps, se trouvait attaqué près de LaFalise par la cavalerie de Hobe. A cinq heures du matin, Thielmann avait fait partir de Saint-Achtenrode ces trente et quelques escadrons avec une batterie à cheval, et ils avaient couru dix lieues durant à la poursuite des Français. En même temps, on signalait à Grouchy un gros d'ennemis débouchant du Mazy. C'était l'avant-garde de Pirch en marche de Mellery^ Grouchy se trouvait en grand péril, car si l'infanterie de Vandammc se repliait trop vite au delà de la Sambre, Hobe lui couperait à lui-même la route de Namur tandis qu'il serait aux prises avec Pirch. Les troupes, comprenant aussi le danger, montraient de l'inquiétude ; les nombreux blessés que l'on convoyait depuis Rosieren et Limale exprimaient par des murmures, des gémissements, des cris de colère, leur crainte de tomber vivants entre les mains des Prussiens. Grouchy vint parmi les blessés avec le général Vichery. 11 dit d'une voix haute : « — Soyez tranquilles. Nous faisons serment de ne pas vous abandonner, et ayez la confiance que nos dispositions vous sauveront". » Aussitôt, avec la

et Lefol {Souv., 82), le 3° corps bivouaqua autour de Gembloux. Berthezène ajoute que Vandamme qui s était d'abord gité dans une grange, au milieu de ses troupes, quitta ce logis peu confortable et -vint s établir au village d'où il ne revint qu'a sept heures du matin quand on se mit en marche. — Selon Fantin des Odoards, enfin (Journal, 436), le 3« corps ne fit qu'une longue halte à Gembloux. 11 en repartit dès une heure du matin.

Le 3° corps tit-il ensuite à Riiisnes. une autre halte, pendant laquelle Vandamme alla de sa personne à Naraur d'où il ne revint que deux heures environ après le conimeucement du combat, comme l'en accuse formellement Grouchy'?

1. Rapport de Grouchy à l'empereur, Dinant, 20 juin, minuit et demi. (Arch. Guerre.) Clauscwitz, 140-142. Wagner, IV, 98-100. Damitz. II, 338, 340. (Cf. 333.) Rapport de Hulot. Fantin des Odoards, Journal, 437. 'Wedel, Geschichle eines Offiziers, 254.

Tiiielmann suivait avec son infanterie, mais à très grande dislance. Sa cavalerie, qui se composait originairement de 24 escadrons sous Hobe, avait été renforcée, dans la nuit du 19 au 20 juin, par 9 escadrons tout frais.

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