‹ 1815Chapitre 29 sur 260 · Napoléon, Cor-esp · texte numérisé non relu

Napoléon, Cor-esp

connu ses ordres après le 20 mars et fait reprendre la cocarde blanche aux troupes do la 22'' division militaire, et le vieux Kellermann, duc de Valmy, qui avait voté l'acte de déchéance le 1" avril 1814 \ La comtesse Gouvion Saint-Cyr écrivit à Davout une lettre qui apaisa Tempereur ; le maréchal en fut quitte pour une villégiature obligatoire dans son cliàteau de Reverseaux-. Napoléon ne donna pas suite non plus à sa première décision à l'égard du duc de Valmy ^ Sérurier qui avait, lui aussi, voté comme sénateur l'acte de déchéance, fut maintenu dans ses fonctions de gouverneur des Invalides. L'empereur se contenta de ne point le nommer à la Chambre des pairs, et la leçon était tout de même bien méritée \

Oudinot, comme Gouvion Saint-Cyr, avait refusé, après le 20 mars, d'obtempérer aux ordres de Napoléon. Il n'avait laissé proclamer l'empire à Metz qu'au moment où allaient l'y forcer la garnison et le peuple en révolte. Relevé de son commandement, il fit tout ses efforts pour rentrer en grâce. Il adressa une lettre à l'empereur, supplia Davout, Suchet, Jacqueminot d'intercéder pour lui. « Rends-toi à l'instant chez l'empereur, écrivit-il à Suchet, dis-lui ce que tu penses de moi ; accuse-toi de ne m'avoir fait parvenir ta lettre et celle de Ney que le 27 au soir. Dis que jamais Oudinot n'a oublié ce qu'il doit à Napoléon, que si Oudinot a des torts, il ne les

1. Napoléon à Davoul, 26 mars (Arch. nat. AF. IV, 907) et Corresp., 21790.

2. Davoul Corresp., 1506, 1535, 1539. — Auparavant, Gouvion dut venir à Taris se justifier devant l'empereur.

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