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Davout, Corresp

4. Dessoiianlesii sénateurs présents à la séance du 3 avril 1814 où la déchéance avait t''t('; votée à l'unanimité, trois cependant furent nommés pairs pendant les Cent Jours ; le générai Valjnce, le comte de f'ontécoulanl et Koger-Ducos.

connaîtra pas plus tôt qu'il voudra les expier et les réparer. J'ai besoin de ta démarche pour ma femme, mes enfants, qui tous partagent le malheur qui m'anéantit ^ » L'empereur révoqua l'ordre d'exil en Lorraine qu'il avait fait tenir à Oudinol et consentit à le voir aux Tuileries, mais il le laissa sans emploi"-. Peut-être ne lui eùt-il pas tenu rigueur pour les incidents de Metz. Mais l'année précédente, le duc de Reggio s'était fait battre à Bar-sur-Aube à cause de ses mauvaises dispositions la veille de la bataille et de sa funeste indécision pendant l'action ^ Voilà ce que n'oubliait pas l'empereur.

Quoique Macdonald se fût montré très zélé royaliste, qu'il eût fait l'impossible à Lyon et à Villejuif pour organiser la résistance, l'empereur aurait voulu lui donner un commandement. Mais le maréchal, rentré à Paris après avoir accompagné Louis XVIII jusqu'à la frontière, était inébranlablement résolu à ne point servir sous le nouveau gouvernement. En vain le général Maurice Mathieu, son ancien chef d'état-major à l'armée des Grisons, le conjura de venir aux Tuileries oij l'attendait l'empereur, en

1. Oudiuot à Suchet et à Jacqueminot, Bar-siir-Ornain, 28 mars. (Arch. nat. AF. IV. 1039.) Davout, Con-esp., lâOi, 1509, 1310. — Dans sa lettre à Jacquerainol, Oudiuot dit ; « Annoncez-moi vite que je suis rentré en grâce. C'est la meilleure nouvelle que vous puissiez ras donner. >■

2. Napoléon, Z7/e d' Elhe et tes Cent Jours. [Corresp., XXXI, 104.) — Au premier moment, Napoléon avait même donné l'ordre de radier Oudioot de la liste des maréchaux là Davout, 20 mars. Arch. nat. AF. iV, 9Û7), mais il ne maintint pas cette décision. [Corresp., 21T90.)

La maréchale Oudinot {Souvenirs, 371) assure que c'est à la demande formelle du maréchal que iSapoléou le laissa sans emploi. Mais les lettres précitées d'Oudinot ^dont naturellement la duchesse de Reggio s'abstient de parler) et sa présence dans le cortège impérial à la cérémonie du Champ de Mai témoignent qu'en attendant les événements il n'avait pas taul de scrupules royalistes, et sont une forte présomption qu'il eût accepté un commandement si l'empereur le lui eût offerl.

vain Davoiit lui-même força sa porte pour l'y déterminer, il resta intlexible. De guerre lasse, l'empereur lui accorda la seule grâce qu'il eût daigné demander : l'autorisation d'aller vivre en bon bourgeois dans sa propriété de Courcelle, près de Gien '.

Après avoir publié un violent ordre du jour contre Napoléon, Moncey avait quitté Paris le 20 mars. Il écrivit le surlendemain à l'empereur qu'il comptait se retirer à la campagne. Déjà Napoléon l'avait remplacé par Rovigo dans les fonctions de premier inspecteur général de la gendarmerie". Mais n'aurait-il pas dû se rappeler ce que Moncey avait fait à la bataille de Paris, en 1814, à la tète de la garde nationale parisienne et lui en rendre le commandement? 11 se contenta de le nommer membre de la Chambre des pairs, de même que Lefebvre qui, lai, était resté sans fonctions sous Louis XVlll "'. 11 est juste de faire remarquer que le maréchal Lefebvre avait soixante -sept ans, et que l'empereur voulait avec raison de jeunes commandants de corps d'armée.

Masséna n'avait secondé que très mollement le duc d'Angoulème pendant la courte campagne des bords du Rhône, et, aussitôt après la capitulation de La Pallud, il s'était empressé de proclamer l'empire. Le 44 avril, il adressa à Napoléon un rapport justifi.catif qui se terminait ainsi : « Je ne puis dissimuler

1. MacdoDald à Davout, Paris, 27 et 30 mars: à Maurice Mathieu, 30 mars: à ses aides de camp, 6 a>Til. (Registre de Macdouaid, Arcli. Guerre.) O". Macdouaid, Souvenirs, 385, 387-389.

2. Napoléon, Corresp., 21694. — C'est dans la nuit du 20 au 21 mars que Rovigo avait été nommé inspecteur général de la gendarmerie (Rovigo, Mém., Vil,

3. Lefebvre avait fait toute la campagne de France, mais dans l'état-major de l'empereur, Louis XVIII l'avail nommé pair de France.

à Votre Majesté combien j'ambitionne Ibonneur de la revoir pour l'assurer de mon dévouement sans bornes \ » L'empereur écrivit au prince d'Essling une lettre de félicitations, 1 appela à Paris, l'y reçut avec de grands témoignages d'amitié ; mais, malgré sa quasi-promesse, il préféra ne pas lui rendre le gouvernement de la 8" division militaire. Pour contenir les royalistes de Marseille, il fallait un homme qui n'eût pas commandé là au nom de Louis XVIII. L'empereur offrit à Masséna, que ses infirmités rendaient impropre à servir dans les armées d'opérations, le gouvernement des 4* et 5® divisions militaires, comprenant la Moselle, la Meurthe et les Vosges. Le maréchal refusa ce poste et resta à Paris où il se montra fort assidu aux séances de la Chambre des pairs "^

Bien que Mortier, gouverneur de Lille, Suchet, gouverneur de Strasbourg, et Jourdan, gouverneur de Rouen, fussent restés iidèles au roi pendant deux ou trois jours après le 20 mars, ils ne s'étaient pas compromis comme Oudinot et Gouvion Saint-Cyr. L'empereur ne pouvait leur garder rancune. Il ne voulut point toutefois les maintenir dans les emplois qu'ils tenaient de Louis XVIIL C'était pour lui un principe*. Chargé d'abord de 1 inspection des places du nord-est. Mortier fut désigné pour le commandement de la cavalerie de la garde et enfin mis à la tête de la jeune garde*. Suchet eut l'armée des

1. Rapp. de Masséna à l'empereur. Toulon, 14 avril. (Arch, nat. AF. IV, 1938.)

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