Napoléon, Mém
4. Napolton, Mém., 60. Souvenirs niauuscrits dcDavout, précités.
de la défense % faute de pouvoir tout faire à la fois. L'empereur médita longuement ces projets". Quand il se fut déterminé pour l'offensive, il hésita encore quelques jours sur le point oii il frapperait ses premiers coups ^. Pour le succès de son plan, qui était de battre l'une après l'autre les deux armées occupant la Belgique, il fallait attaquer Wellington ou Blûcher avant qu'ils eussent opéré leur jonction. En prenant sa ligne d'opérations sur Bruxelles par Ath et en débouchant de Lille ou de Condé contre la droite de Wellington, Napoléon refoulerait l'armée anglaise sur l'armée prussienne et se trouverait, deux jours plus tard, devant les deux armées réunies. Si, au contraire, il se portait contre la gauche de Blûcher par Givet et la vallée de la Meuse, il arriverait de même à hâter la jonction des deux armées en poussant les Prussiens sur les Anglais. Par une de ses plus belles conceptions stratégiques^ l'empereur résolut de se porter hardiment au centre même des cantonnements ennemis, sur le point présumé de concentration des Anglo- Prussiens. La route de Charleroi à Bruxelles formant la ligne de contact des deux armées, c'est sur cette route que Napoléon comptait fondre, par Beaumont et Philippeville, avec la rapidité de la foudre.
Les ordres de concentration furent donnés dans les premiers jours de juin. Le 1" corps se porta de