LE COMBAT DE GILLY
ce qu'ils trouvèrent à portée de leurs longues épées \
Pendant ce combat, les dragons d'Exelmans, brigades Burthe et Vincent en tête, débouchaient au-dessus de Ghatelineau, culbutaient le régiment de dragons du colonel Moïsky, chassaient un bataillon du bois de Pironchamp et le rejetaient sur Lambusart. Toutes les troupes de Pirch s'étant ralliées là, l'ennemi fit tète. Attaqué simultanément par les dragons d'Exelmans et par la cavalerie légère de Pajol, qui avait dépassé les colonnes de Vandamme, il se replia au delà de Fleurus-. Grouchy avait conduit en personne l'attaque de droite. Bien que le jour déclinât, il voulait emporter Fleurus, occupé seulement par deux bataillons % et pousser les Prussiens jusqu'à SombrefTe, selon les ordres de l'empereur. Mais Vandamme, qui avait déjà commencé d'établir ses bivouacs entre VVinage et les bois de Soleillemont, refusa formellement daller plus loin, disant que ses troupes étaient trop fatiguées, et que d'ailleurs « il n'avait point d'ordres à recevoir du commandant de la cavalerie* ».
). Lettre de Kimann, chef d'escadrons aux drasons de la garde, au bivouac, 17 juin. (Papiers de Gourgaud.) Journal manuscrit de Gourgaud. Bulletin de l'Armée. {Moniteur, 18 juin.) Gourgaud, Camp, de 181 j, 49-30. Napoléon, Mém., 83. Daraitz, 71. Wagner, IV. 13.
2. Grouchy à Napoléon, Campinaire, 13 juin, 10 heures du soir. Cf. Exelmans à Soult, 16 juin. Pajol à Grouchy, Lambusart, 15 juin, 10 heures du soir. (Arch. Guerre.) Pantin des Odoards, Journal, 429.