‹ 1815Chapitre 69 sur 260 · Grouchy, Relation succincte · texte numérisé non relu

Grouchy, Relation succincte

3. Grouchy, Relation succincte 13, et Appendice IV, 31 : déclarât, de l'aide de ;amp Bella. — De même que Napoléon avait donné à Ney le commandement de 'aile gauche il donnait à Grouchy celui de l'aile droite. Mais les ordres écrits conîrmatifs ne furent adressés aux deux maréchaux que le matin du 16. (Napoléon, Corresp., 22 038, 22 059. Soult à Ney et à Grouchy, Charleroi, 16 juin. Regislr* l'ordres du major-général.)

4. Grouchy, Relation succincte, 11-12; Observations, 61. Notes de Pajol. (Arch. juerre.) Cf. Gourgaud, 82-83. Napoléon. Mém., 49.

5. Grouci"-, Relat. succincte, 11. Cf. Notes de Pajol. (Arch. Guerre.)

l'empereur, surpris de ne point entendre le canon,] revint sur le terrain et enjoignit à Vandamme de] donner tête baissée contre Tennemi \

Après une courte canonnade qui éteignit le fei des pièces de Pirch, trois colonnes, de deux bataillons chacune, s'élancèrent baïonnettes croisées. Les Prussiens postés en première ligne n'attendirent pas le choc. Sur l'ordre de Zieten, Pirch les mit aussitôt en retraite. Irrité de voir ces bataillons se retirer sans pertes, l'empereur ordonne à l'un de ses aides de camp, le général Letort, « de charger, d'écraser l'infanterie prussienne » avec ses escadrons de service. Letort ne prend pas le temps de réunir les quatre escadrons. Il part avec les seuls dragons ; les autres suivront quand ils seront prêts ! Il franchit le ruisseau au nord de la route, dans la partie la moins encaissée du ravin, retraverse la route de Sart-Allet devant les colonnes de Vandamme et fond sur les Prussiens en retraite. Des quatre bataillons ennemis, deux parvinrent à gagner les bois de Soleillemont. Les deux autres, formés en carrés, furent enfoncés et sabrés; leurs débris se sauvèrent dans les bois dont une compagnie du 1" régiment de la Prusse occidentale occupait la lisière. En les poursuivant, Letort reçut une balle dans le ventre et tomba mortellement blessé à bas de son cheval. Les dragons de la garde adoraient ce chef doux et intrépide ; ils vengèrent sa mort en massacrant tout

1. Gourgaud, 49. Napoléon. Mém., 83. Journal manuscrit de Gourgaud, Damitz, II, 70-71. Notes du colonel Simon-Lorière sur les journées des 15 et 16 juin. (Arch. Guerre.) — Groucliy {Relation suce, 11 et 12, et Appendice IV, 31) ne veut pas reconnaître que lui et Vandamme aient perdu du temps. Il prélcnd même que Vandamme attaqua prématurément, sans attendre ses ordres. Or ce fut l'empereur luimémo qui donna l'ordre à Vandamme d'attaquer. Grouchy, étant à la droite, ne pouvait savoir exactement ce qui se passait au centre.

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