Damitz, I, 85. Cf. von Ollech
2. Biilow a Bliicher, Liège, 15 juin. ;Cité par von Ollech 106-107.)
Le corps de Biilow, en effet, n'allait point prendre part à la bataille du 16 juin. ! Arrivé avec sa tète de colonne à Baudesel i trois lieues au nor<l-est de Sombreffe), seulement à la nuit, Biilow fit bivouaquer ses troupes ie long de la Voie romaine. (Damitz, II, 209.) — Le relard de Biilow a été presque autant commenté par les Allemands que le retard de Grouchy la été par les Français. Voir von Ollech, Geschichte des Fehuges von 1815, 90-91, 99, 106-107 et Leltow-Vorbeck, Napoléons Untergang 1815, 278-281.
3. Clausewitz, Wagner, Damitz, Delbriick prétendent que Bliicher ne se décida à accepter la bataille que le 16 juin à deux heures après midi, quand il eut reçu de Wellington la promesse formelle du concours des Anglais. C'est une façon de justifier la témérité de Bliicher et d excuser sa défaite. Comme on le verra plus loin (1815, II, 157 1, la promesse verbale de Wellington fut non point formelle, mais purement conditionnelle. Ensuite, les documents originaux témoignent que. bien avant son entrevue avec Wellington, Bliicher était résolu à tenir dans la position de Sombreffe. Les ordres des 14 et 13 juin i cités par von Ollech. 90-02, 97-99, 104-107) sont conçus en vue d'une action sur ce point. Le 13 juin à midi, Bliicher écrit à Miifniiig : « J'ai l'intention d'accepter la bataille demain. » Le soir, il écrit au roi de Prusse : « Je concentrerai mon armée demain matin... Je suis sans nouvelles du duc de Wellington. En tout cas, demain sera le jour décisif, n (Cité par von Ollech, 99 100.) Enfin les dispositions du 16 au matin, prises avant la réception de tout avis de W^elliugton, confirment absolument l'intention de Bliicher de livrer bataille.
Mais ce n'est pas à dire, pour cela, que Bliicher, malgré les défiances, très justifiées d'ailleurs, de Gneisenau contre Wellington (Miiffling, Aus meinem Leben, 184, sq.) ne comptât pas sur le concours de l'armée anglaise.