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armée sera concentrée à Nivelles ou aux Quatre- Bras, selon les circonstances, vingt-deux heures après le premier coup de canon ^ »
Il y avait un peu de diplomatie dans les pro-, messes de Wellington. La retraite de Blucher vers] Liège eût laissé l'armée anglaise seule devant Napoléon et l'eût mise dans l'alternative d'accepter laj bataille avec une grande infériorité de forces ou de^ se leplier sur sa base d'opérations en découvrant' Bruxelles. Il fallait donc que Blucher restât eni position, et, pour cela, il semblait nécessaire à| Wellington de lui promettre son appui. Cet appui, d'ailleurs, il espérait bien pouvoir le donner S mais en vrai Anglais, à son heure, à son aise et sans risquer de compromettre pour la cause commune quoi que ce fiit de la sûreté de son armée. Or le mouvement offensif des Français vers Gharleroi n'était-il pas une simple démonstration destinée à attirer de ce côté les masses anglo-prussiennes ? L'empereur n'allait-il pas, au même moment, se porter sur Bruxelles avec le gros de son armée, soit par Maubeuge, Mons et Hal, soit par Lille, Tournay et Ath ? Wellington le craignait, et de peur d'être entraîné à une fausse manœuvre, il ne voulait faire bouger ni un homme ni un canon avant d'être absolument certain du point pré-
1. Général von Ollech, Geschichte des Feldsuges vnn 1815, 89-90. Note de la ^i' édition : La raison que donne le généiMl von Lettow-Vorbeck
i Napoléons Unlergmtg, 292) pour mettre ces paroles en doute n'est nullement prolaule. Il objecte la dé|i6clie de Gneisenau à Mùfflinj, du 15 juin; mais ce n'est pas un document nouveau. Ollech lui-même ''a citée m cj-^eofo trente ans avant Lcltow, et il n'en a pas moins tenu pour authentique la réponse de Wellington à Pfiiell.
2. '< Wellington, dit expressément Miiffling (190), désirait que les Prussiens et les Anglais se réunissent si Napoléon attaquait, afin que, au pis aller, Bruxelles ne pût tomber entre les mains des Français qu'après une première bataille, o Cf. Clausewilz, 31.