‹ 1815Chapitre 84 sur 260 · Van Lôbcn · texte numérisé non relu

Van Lôbcn

3. Ordres et lettres de Constant Rebecque, Braine-Ie-Comte, 15 juin. (Cités par vau Lôben, 128, 129, 175-178.) Cf. la lettre précitée de Gneiseuau au roi de Prusse, 12 juin 1817.

WELLINGTON AUX QUATRE-BRAS. 15ij

"afTaiblissement moral de l'empereur si, la veille rime bataille, Napoléon était resté dix heures sans •oiicentrer ses troupes, avait ensuite prescrit un iiouvement dans une direction opposée à celle de "ennemi et avait enfin passé la nuit à parader au bal ! Mais à la guerre comme au jeu rien ne prévaut outre la Fortune. Lorsque Wellington, parti de ;i3ruxelles à six heures du matin, arriva vers dix jieures aux Quatre-Bras, il y trouva la division Perboncher, quand il aurait dû y trouver l'avant-garde ;lu maréchal Ney. Sa Grâce, paraissant oublier que on avait agi à l'encontre de ses ordres, daigna i'éliîiter sur les dispositions prises le général Perpon- )her, et aussi le prince d'Orange, qui n'y était pour :'ien \ Puis, après s'être avancé assez proche de Frasnes pour bien observer les avant-postes français ■, il dépêcha l'ordre à la division Picton et au îorps de Brunswick, arrêtés à Waterloo ^, de reprendre leur marche *, et il écrivit à Bliicher que

1. Van Loben, 142, 187. — Le prince d'Orange, absent de son quartier-général le Braine-le-Comte pendant toute la journée et la nuit du 15 juin, n'avait donné lucun ordre. (Berkeley à Somerset, Braine-le-Comte, 15 juin, 2 heures après midi, iuppl. Dispatches of Wellington, X, 480, et Constant Rebecque au prince d'Orange, îrame-le-Comte, 10 heures du soir, cité pair van Lôben, 176.) Toutes les disposiions avaient été prises par Constant Rebecque, le prince de Saxe-Weimar et Perloncher.

2. Wellington vint vraisemblablement jusque sur le mamelon qui s'élève au sud- :st de la ferme du Grand-Pierrepont, point côté 162 sur la carte de l'état-major lelge.

3. Wellington avait arrêté Picton à Waterloo, à l'embranchement des routes de iivelles et de Charleroi, doutant encore, bien que son opinion dût être trois fois aite, s'il aurait à diriger ses troupes sur Nivelles ou sur les Quatre-Bras. (Siborne,

4. Wellington, Mémorandum {Suppl. Dispatches X, 513.) — Clausewitz se rompe en disant que cet ordre ne fut expédié que,passé une heure. S'il en eût été insi, Picton n'aurait pu atteindre les Quatre-Bras à trois heures. Mais Wellington ut d'ailleurs le tort, après être arrivé aux Quatre-Bras, de n'y point appeler aussi a division Chassé et la cavalerie de Collaert. Celle-ci fut ihimobilisée à Nivelles lendant toute la journée, sauf les 6« hussards et 5« dragons, qui furent amenés ar un aide de camp du prince d'Orange. (Van Lôben, 183, l'Jfi.

les Quatre-Bras étaient occupés par une division du prince d'Orange et que l'armée anglaise se dirigeait sur ce point. La lettre se terminait ainsi : « Je ne vois pas beaucoup de l'ennemi en face de nous, et j'attends des nouvelles de Votre Excellence pour décider des opérations ^ »

Wellington se ravisa bientôt. Croyant à tort ou à raison n'avoir pas avant plusieurs heures à subir d'attaque aux Quatre-Bras, il pensa qu'au lieu d'attendre des nouvelles qu'il ne saurait contrôler, il ferait mieux d'aller voir les choses par lui-môme et de se concerter verbaletnent avec Bliicher. Vers une heure, il rejoignit le feld-maréchal sur les hauteurs de Brye ^ L'on monta dans le moulin de Bussy^, situé en avant de ce village ; on embrassait de là tout le terrain, mieux encore que du moulin de Fleurus où Napoléon avait établi son observatoire*. On voyait déboucher les colonnes françaises; avec les lorgnettes on reconnaissait l'empereur au milieu de son état-major. II semblait évident que l'on allait avoir à combattre l'armée impériale tout entière, le détachement qui occupait Frasnes n'en étant qu'une fraction négligeable ^

« — Que voulez-vous que je fasse? » dit brusque ment Wellington eu français. (Il ignorait la langui

1. Wellington à Bliicher, sur la hauteur en arrière [au nord] de Frasnes, 16 juin 10 heures et demie du matin. (Citée par von Ollech, 125.) — L'original de cet^ lettre est en français.

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