ENTRETIEN DE WELLINGTON ET DE BLÛCHER
allemande.) Gneisenau proposa que le duc dirigeât sans tarder toutes ses troupes en arrière de Brye, comme réserve à l'armée prussienne. Ce plan, fondé sur une fausse appréciation de la répartition des forces de Napoléon, fut combattu par Mûftling. Il dit en substance que les Anglais devaient ma-' nœuvrer de façon à déborder la gauche française. « — C'est ça, s'écria Wellington. Je culbuterai ce que j'ai devant moi à Frasnes et je marcherai sur Gosselies. » Gneisenau objecta que ce mouvement serait excentrique et d'un résultat douteux, tandis que la concentration à Brye aurait un succès sûr et décisif. La discussion se prolongeant, Wellington dit pour en finir : « — Eh bien ! je viendrai si je ne suis pas attaqué moi-même. » Sur ces paroles, [jui n'avaient rien d'un engagement formel, le duc repartit pour les Qualre-Bras, tandis que Blûcher prenait ses dernières dispositions tactiques K
1. Miiffling, Aus meinem Leben, 202-205. C. de W. (Muffling), 10, Cf. Damitz. Clausewitz, 67, et le récit de Dornberg, témoin de l'entrevue, cité par von Ollech, 127. — Von Ollech conclut, d'après le témoignage de Miiffling, et contrairemeut à Popinion de Clausewitz, reprise p£ir Charras, que la promesse de Wellington était purement conditionnelle.
Note de la 51' édition : M. Pflugk-Harttung a de nouveau étudié à fond celte question [Worgeschichte der Schlacht bei Belle-Alliance, 160-164). Il conclut aussi que t Wellington n'alla pas au delà d'une promesse conditionnelle '.. Le général von LMovf-KorhecV. (Napoléon' s UnLergang, 310-311) s'obstine dans l'opinion de Clausewitz. Libre à lui !