‹ 1815Chapitre 89 sur 260 · II, 13$ et note 1 delà page · texte numérisé non relu

II, 13$ et note 1 delà page

il y a dix kilomètres. Mais par suite de la non-exécution, dans l'après-midi de la veille, des instructions de l'empereur prescrivant d'établir le 4* corps sur h rive gauche de la Sambre, vers Lambusart, Gérarc avait eu, le matin, à faire passer cette rivière sur ui seul pont à la plus grosse fraction de ses troupes De là, ce long retard dans la marche du 4® corps \

Il semble que l'empereur avait pensé d'abord { attaquer par Wagnelée et Saint-Amand afin d( rejeter les Prussiens surSombreffe ", Mais la positioi en l'air de leur droite lui suggéra l'idée de les envc' lopper au lieu de les refouler. Pour cela, il modifif ses ordres antérieurs à Ney. D'après les instruction! envoyées le matin, le maréchal devait s'établir au3 Quatre-Bras et au delà, en attendant l'ordre d( marcher sur Bruxelles ^ A deux heures, il lui fi écrire par Soult : « L'empereur me charge de voui

1. D'après l'ordre de marche du 14 juin, Gérard devait se porter de Philippe ville sur Charleroi, mais le 15, à trois heures et demie du soir, Soult lui avait écri dépasser la Sambre à Châtelel et de se porter en avant dans la direction de Lambu sart. (Registre du major-g6néral.) Au lieu de faire passer la Sambre à son corp d'armée tout entier, Gérard porta la seule division Hulol à Chatelineau et établit le trois autres sur la rive droite de la Sambre. (Gérard à Soult, Châlelet, 15 juin, ai soir. Arch. Guerre.)

Gérard {Quel(j^ues Observations, 481 prétend que l'ordre de Soult, du 16 juin, ni lui arriva qu'à neuf heures et demie du matin, ce qui est surprenant, puisque ce ordre fut écrit au plus tard entre septel huit heures, et qu'il n'y a que 6 kilomètres di Charleroi à Châtelet. 11 ajoute que, très impatient de marcher en avant ce matin-là il dit à Exelmans, « dont les troupes étaient cantonnées auprès des siennes et qu était venu causer avec lui. qu'il augurait mal de tous ces retards ».

Comment Exelmans, qui était avec ses dragons à Lambusart, à 2 lieues de Chàtelet et en présence de l'ennemi, était-il venu faire un bout de causette avec Gérard'

Comment Gérard, si pressé d'agir, n'avait-il pas, dès cinq heures du matin, cxécuti les ordres de l'empereur qu'il avait, pour une cause ou pour une autre, négligi d'exécuter la veille? Pourquoi n'avait-il pas fait passer la Sambre aux trois divi sions restées en arrière, ne les avait-il pas réunies, à Chatelineau, à la divisioi Hulotet portées ensuite à Lambusart. Là, il se fut trouvé à moins de cinq kilomètre: de Fleurus et en mesure de s'y rendre en une heure et demie.

2. Le premier ordre de bataille des troupes françaises, perpendiculaire à 1i route de Fleurus, en est une forte présomption. Voir à ce sujet Damitz, 1, 99-100

3. Lettres de Napoléon et de Soult, précitées, 1815, H, 137-139, et les notes.

)révenir que rennemi a réuni un corps de troupes ntre Sombreffe et Brye, et qu'à deux heures et lemie le maréchal Grouchy avec les 3^ et 4^ corps 'attaquera. L'intention de Sa Majesté est que vous ittaquiez aussi ce qui est devant vous et qu'après avoir vigoureusement pressé vous rabattiez sur lous pour concourir à envelopper le corps dont je àens de vous parlera »

Le corps de Vandamme, celui de Gérard et la i;avalerie de Grouchy étaient déployés en avant de Fleurus, perpendiculairement à la route. L'empereur )rdonna un changement de front la droite en avant, ^ar cette manœuvre, Vandamme se rapprocha de 5aint-Amand, Gérard s'avança à environ 1 000 mètres le Ligny, parallèlement à la route, Grouchy se posta m potence face à Boignée. La garde et les cuirassiers le Milhaud, laissés jusqu'à deux heures derrière i^leurus, vinrent se former en seconde ligne ^.

Du moulin de Bussy oii il se trouvait encore à deux leures avec Wellington, Blûcher avait fort bien vu e mouvement se dessiner. Il s'empressa de com- )léter son ordre de bataille. Le corps de Zieten, dont jeuls quelques détachements occupaient jusqu'alors e front de défense, prit ainsi position : quatre batailons de la division Steinmetz à La Haye et au Hameau ou Petit-Saint-Amand), les six autres en soutien;

1. Soult à Ney, 16 juin, 2 heures. (Registre du major-général.)

Napoléon, qui continue dans ses MérAoires à confondre les ordres et les heures, larle de cette lettre comme envoyée à dix heures e< rfemie i avant, par conséquent, |u'il ne fût arrivé à Fleurus !j et comme prescrivant à Ney de porter sur Brye non loinl toutes ses troupes, mais un détachement. Napoléon raconte aussi (90-91) qu'il eçut un officier de la gauche qui lui dit que Ney hésitait à marcher dans la xainte d"être tourné par les Anglo-Prussiens dont la jonction, assurait-on, s'était léjà opérée à Fleurus. C'est une confusion avec le rapport de l'officier de lanciers envoyé par Reille dont j'ai parlé précédemment (1815, II, 142-143). — Gourgaud, Camp, de 18IH, .ïG-.^Vl n'est pas moins inexact.

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