Gourgaud, 54, o6. Napoléon, Mém
trois bataillons de la division Jagow à Saint-Amand, les sept autres sous le moulin de Bussy ; la division Henckel à Ligny, avec deux bataillons un peu en arrière ; la division Pirch II échelonnée entre Brye et le moulin de Bussy. La cavalerie de Roder se massa dans un pli de terrain, au nord du chemin de Ligny à SombrelTe, sauf le 1" hussards de Silésie qui fut détaché avec une batterie légère à Fextrème droite, sur la Voie romaine, pour éclairer le flanc de l'armée. L'artillerie s'établit entre les villages, sur les pentes inférieures des coteaux. Saint-Amand, La Haye, Ligny avaient été fortifiés à la hâte ; mais on n'avait coupé aucun des ponts de la Ligne, Bliicher voulant conserver ces débouchés pour le cas oii il passerait à l'offensive.
Derrière cette première ligne, le corps de Pirch P' (divisions Tippelskirch, Kratft, Brause et Langen et cavalerie de Jûrgass) se tenait en réserve au nord de Brye, le long de la route de Nivelles. Le corps de Thielmunn, qui formait la gauche prussienne, avait les divisions Lûck et Komphen à Potriaux, à Tongrinne, à Tongrinelle et à Balâtre, les divisions Borcke et Stûlpnagel et la cavalerie de Hobe en réserve à Sombreffe et derrière Tongrinne \
Ce vaste déploiement n'échappa point au regard vigilant de Napoléon. Jusque passé deux heures, tant que ses propres manœuvres n'avaient pas encore obligé Bliicher à démasquer la totalité de ses forces, l'empereur avait cru n'avoir à combattre qu'une trentaine de mille hommes ^ L'extension du front ennemi, les masses qu'il voit en mouvement
1. Rapport de Gneiscnau. Damilz, I, 90, 95-96, lÛQ-101. Wagner, iV, 23-25. Vor OUecli, 143-145. Noies du colouelSimon-Lorière. (Arch. Guerre,àla date du ITjiiin.