Lefol, Souvenirs
2. Wagner, IV, 33-34. Cf. Rapport de Gneisenau. (Cité par Gourgaud, Camp de 1815. Annexe IX.) Damitz, I, 117-121.
porter de la droite à la gauche du champ de bataille, la cavalerie de Jûrgass peut seulement protéger la retraite de Tippelskiich sans rien tenter contre la jeune garde. L'inlassable division Girard, dont les quatre intrépides régiments, les 11*^ et là*" légers et 4^ et 82" de ligne méritent bien d'être cités, fond encore sur le Hameau d'oii elle chasse les Prussiens pour la troisième fois. Lefol et Berthezène refoulent Pirch 11 hors de Saint-Amand. Les Français sont de nouveau maîtres de tout le terrain jusqu'aux premières maisons de La Haye \
« Quels soldats ! sécrie un royaliste émigré, présent à- la bataille. Ce ne sont plus les faibles débris d'Arcis-sur-Aube. C'est, selon le point de vue, une légion de héros ou de démons-. » L'empereur, lui aussi, admire l'élan, l'acharnement de ses soldats. Entendant derrière lui plaisanter et rire deux jeunes officiers de son état-major, il tourne la tête et leur dit sévèrement : « — Soyez donc plus sérieux devant tant de braves gens qui s'égorgent ^ ! »
Il est près de sept heures. A l'aile droite, la cavalerie de Grouchy occupe Tongrinelle, et l'infanterie de Hulot attaque vigoureusement Potriaux*. Dans la fournaise de Ligny, les bataillons de braves fondent comme l'or au creuset. Gérard s'y est jeté