Napoléon, Mém
3. Napoléon, Mém., 90-97. Gourgaud, 59. Relation du général Pelit. (Collection Morrison, de Londres.)
le général Lefol n'a pu arrêter qu'en tournant ses propres canons contre les fuyards \ le corps de Vandamme va avoir à subir une attaque d'ensemble de presque toute la droite prussienne. Un peu avant six heures, les batteries de réserve enirent en ligne et préparent l'assaut. Tippelskirch débouche de Wagnelée sur le Hameau, sa droite appuyée par les nombreux escadrons de Jiirgass. Les tirailleurs du 1" poméranien font un feu si vif et si nourri qu'en quelques instants ils épuisent leurs gibernes; les hussards qui les flanquent leur apportent leurs propres cartouches. La division Pirch II, que secondent les troupes fraîches de la division Brause et d une fraction de la division Krafft, assaillent Saint-Amand sur trois points. Les Français plient. Les débris de la division Girard abandonnent le Hameau; Lefol et Berthezène cèdent tout le nord de Saint-Amand ; Habert recule jusqu'à sa première position, à la gauche de ce village. Du moulin de Bussy où il est retourné, Blûcher voit le succès de ses troupes. Il peut.se croire déjà maître du chemin de Fleurus et bientôt libre d'aller attaquer de flanc la réserve française, manœuvre qu'il médite depuis longtemps-.
Mais la jeune garde de Duhesme s'avance au pas de charge. Elle dépasse la division Habert et aborde avec un entrain superbe les Prussiens de Tippelskirch. Ceux-ci, fort maltraités, se retirent partie dans Wagnelée, partie dans le Hameau. Contenue par les chasseurs de Domon et les lanciers d'Alphonse de Colbert, que l'empereur vient de