‹ 1815: La première restauration - Le retour de l'Ile d'Elbe - Les cent joursChapitre 146 sur 272 · Blacas au comte d'Artois, 8 mars. (Arch. Aff. étr · texte numérisé non relu

Blacas au comte d'Artois, 8 mars. (Arch. Aff. étr

3. La Fayette, Mém., V, 365. Benjamin Constant, Mém. sur les Cent Jours, II, 69, 71. Vitrolles, Mém., II, 303.

4. Vitrolles, Mém., II, 327. Benj. Constant, Mém., II, 71, 88. La Fayette, Mém , V, 372-373. Hobhouse, Lettres, I, 164-175.

de se retirer avec ses collègues « pour environner le roi d'hommes qui, comme MM. Laine, Voyer d'Argenson, Lally-Tollendal, ayant donné des gages à l'opinion populaire pourraient l'enchaîner au profit de la royauté ». Les paroles de Montesquiou ne persuadèrent ni le roi ni les autres ministres. On jugea la mesure comme au moins trop tardive, car on était au 15 mars, et Bonaparte devait avoir dépassé Mâcon *. La Fayette n'en resta pas moins convaincu que si Louis XVIII se fût résigné à former alors un cabinet constitutionnel, la monarchie eût évité l'épreuve humiliante et dangereuse d'une seconde émigration. L'illusion touchait à l'aveuglement. Trois mois plus tôt, peut-être un ministère libéral aurait- il réussi à rassurer les intérêts et à pacifier les esprits. Mais au milieu de mars, lorsque la France tressaillait à la voix de l'empereur, un changement de ministère n'aurait produit aucune impression sur le peuple ni sur l'armée. Quant aux classes moyennes et aux politiques de profession, la terreur de Napoléon avait suffi pour les rejeter temporairement du côté des Bourbons. Ils se rallièrent à la cause du roi avec autant d'ardeur et de sincérité que si le cabinet eût été oom.posé d'hommes de leur parti *.

Tout en jugeant inopportun de changer de ministère au milieu de cette crise, le roi, conseillé vraisemblablement par Montesquiou et peut-être par Blacas, voulut affirmer d'une façon éclatante son union avec le parlement3. Le matin du 16 mars,

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