‹ 1815: La première restauration - Le retour de l'Ile d'Elbe - Les cent joursChapitre 157 sur 272 · Vitrolles, Mém., 11,356. Cf. Marmont, Mém., VII · texte numérisé non relu

Vitrolles, Mém., 11,356. Cf. Marmont, Mém., VII

4. Duc d'Orléans, Mon Journah 57, 62, 63. Cf. Général Dufour à Clarke, Lille, 19 mars. Général Lahur» à Clarke, Douai. 20 mars (Arch. Guerre).

de remplacer les troupes de ligne dans les postes extérieurs qui avaient été doublés1.

C'était le dimanche des Rameaux. Il y avait beaucoup de monde dans les rues. Des groupes nombreux se succédaient aux abords des Tuileries, amenés parla curiosité et la sympathie. On ignorait encore les projets de départ; on disait même que le roi allait se rendre au camp de Yillejuif ; mais on savait l'entrée de Napoléon à Auxerre, et l'inquiétude et la tristesse dominaient8. Quoique ce fût jour férié, la Chambre s'était réunie en comité secret, prête à entendre toute communication de la part du gouvernement 3. Les députés eurent le loisir de commenter les lieux communs plus ou moins éloquents de la philippique de Benjamin Constant publiée le matin dans le Journal des Débats 4. Aucun des ministres ne vint au Palais-Bourbon. Ils s'occupaient de leurs préparatifs de départ. Sur la remarque du duc de Feltre que ce déplacement coûterait fort cher, il reçut un bon de 100,000 francs à toucher au Trésor, le même viatique fut donné aux autres membres du cabinet5. Tous avaient à peu près perdu la tête, mais ils retrouvaient leur présence d'esprit quand il s'agissait de leurs intérêts personnels. Le trouble était si grand que Blacas oublia aux Tuileries les lettres écrites de Vienne parTalleyram!, et que Jaucourt laissa au ministère l'un des origi-

1. Marmont, Mém., VII, 95-99. Vitrolles, Mém., II, 350-353. Laborde, Quarante-huit heures de garde aux Tuileries, 12-13.

2. ViJtlemaill, Souvenirs contempor., 43. Laborde, Quarante-huit heures de garde, 13. Marmont, Mém.,\\\, 96. Barry, Cahiers, d'un rhétoricien, 23-24.

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